- Rendons grâce aux Pastoureaux de Fatima, pour tous ceux qui voyant leur foi, se déplacent par millions à Fatima et demandent Miséricorde.
ET TOI, as-tu révélé au monde…N°22
Ouverture de toutes les émissions Et toi Maria Vox
Carillon de Fatima (40s)
Chers auditeurs de Maria Vox et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.
Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu
révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?
La fin de la guerre, invoquée sans relâche par le Saint-Père, est enfin arrivée. Benoît XV commence sa lettre encyclique Quod iam diu par ces mots: «Le jour que le monde entier attend avec anxiété depuis si longtemps, que la chrétienté tout entière a imploré avec tant de prières ferventes, et que nous, les interprètes de la douleur commune, avons sans cesse invoqué pour le bien de tous, voici qu'il est arrivé en un instant: les armes se sont enfin tues». La Conférence internationale pour la paix s'ouvre à Paris. En vue de cette réunion, le Pape invite dans l'encyclique Quod iam diu à des décisions fondées sur les principes chrétiens. Les catholiques, «qui doivent par conscience favoriser l'ordre civil et le progrès, ont le devoir d'invoquer la sage assistance du Seigneur sur ceux qui participeront à la Conférence de la Paix», précise-t-il.
C'est encore Benoît XV, le 13 mai 1917 jour de la première apparition de Marie à Fatima, qui a consacré évêque Eugenio Pacelli, lequel monte sur trône de Pierre sous le nom de Pie XII en 1939. Les deux Pontifes, à moins de trente ans d'intervalle, tentent d'éviter le drame d’une guerre mondiale par des prières et des appels à la paix répétés, mais peu entendus
Après la fin de la Première Guerre mondiale, Benoît XV réagit aux rancœurs qui divisent les peuples. Dans son encyclique Pacem, Dei munus , il reconnaît que la paix a commencé «à rayonner sur les peuples». « Néanmoins, les germes d'anciennes inimitiés demeurent», relève-t-il. Or aucune paix ne peut être consolidée si «les haines et les rancunes ne sont pas apaisées par une réconciliation fondée sur la charité mutuelle». Le 24 janvier 1921, il rappelle que l'Autriche «lutte contre les horreurs de la misère et du désespoir». Le peuple russe est quant à lui éprouvé par la faim et les épidémies. Dans sa lettre du 5 août 1921, la préoccupation de Benoît XV est perceptible.
Depuis le bassin de la Volga, plusieurs millions d'hommes invoquent, face à la mort la plus terrible, le secours de l’humanité», écrit-il.
Jingle Fatima
La pastourelle rencontre le Pasteur
Monseigneur Dom José Alves Correia da Silva fut consacré comme le premier évêque du diocèse de Leiria restauré. Bien que l'affaire de Fatima lui ait été totalement indifférente, il fut contraint de s'en occuper et de l'étudier, puisque c'était à l'intérieur de sa juridiction. Une responsabilité qui s'ajoutait à toutes autres de son diocèse. Sachant que l'unique voyante encore vie se trouvait à Fatima, il demanda à une dame amie de la conduire à lui au palais épiscopal. Cette dame, Dona Gilda, n’eut pas de difficulté à obtenir l'autorisation de Maria Rosa, puisqu'elles se connaissaient déjà, et surtout parce que, s'agissant d’un ordre de l'évêque, elle ne s'y opposa pas.
L'épisode du premier contact de Lucie avec son évêque est amusant: arrivée à la maison de Dona Gilda qui l'hébergeait, celle-ci lui demanda durant le repas du soir si le lendemain elle irait l'accompagner à la messe et se confesser pour recevoir la communion. A la réponse affirmative, elle lui demanda si cela plairait de se confesser à l'évêque. La petite s'excusa en disant non, qu'elle aurait honte. La señora sourit. Le lendemain, à l’église, les deux attendirent leur tour assises près du confessionnal à l'intérieur duquel un prêtre confessait. D'abord entra la señora, puis Lucie. Confesseur et pénitent ne pouvaient pas se voir, mais Dona Gilda certainement l'informa de qui venait après elle. Et la pastourelle fit sa confession avec sa simplicité caractéristique, et quel ne fut pas son étonnement lorsque, revenue à sa place, elle vit que celui qui sortait du confessionnal était. L’évêque !!! Les yeux exorbités, elle se tourna vers la señora et dit: 'Mais alors, c'était Monseigneur l'Evêque?
L’Armée Rouge en Marche
Malgré les déclarations des Alliés sur la nécessité d’une Arménie indépendante du fait du génocide des Arméniens par la Turquie depuis 1915, le projet d’une grande Arménie n’était pas reconnu par les Alliés qui voulaient conserver les bonnes grâces des Russes blancs, ceux-ci souhaitant rebâtir une Russie équivalente à celle de l’Empire russe. Face à l’échec de la contre-révolution des Russes blancs, la République arménienne fut finalement reconnue en août 1920 par le traité de Sèvres, alors qu’elle était déjà assiégée par les Russes et les Turcs.
Dès le mois d’avril 1920, la Turquie kémaliste s’était tournée vers la Russie bolchevique afin d’obtenir un financement et des armes, en échange d’une aide pour que Moscou puisse reprendre le Caucase. L’Azerbaïdjan était déjà repassé sous contrôle russe le 28 avril. En septembre, l’Arménie fut attaquée à l’ouest par la Turquie. Afin d’éviter de nouveaux massacres, l’Arménie signa un traité avec la Russie le 28 octobre, elle perdit son indépendance, et la République soviétique d’Arménie fut proclamée le 2 décembre 1920. En février 1921, la Russie reprit également le contrôle de la Géorgie. À cette date, il n’existait plus d’États libres au Caucase, ce qui fut entériné le 16 mars 1921, lorsque la Turquie kémaliste et la Russie soviétique reconnurent par le traité de Moscou leurs frontières mutuelles.
Jingle Fatima
.Après la messe eut lieu l'entretien avec Son Excellence Révérendissime, qui allait suivre ses pas toute sa vie. Commençait ainsi une amitié profonde, même si, comme nous le dit le chanoine Barthas dans son livre Fatima, le premier contact avec la pastourelle avait laissé son évêque un peu froid. Toutefois par la suite il découvrit au-delà des apparences de petite montagnarde une âme d'élection. La Sœur Lucie disait qu'elle avait trouvé en M Dom José un maître, un guide et un père.
Après l'avoir interrogée sur les apparitions, il lui demanda si elle voulait quitter Fatima et aller étudier à Porto. Elle l'informa qu'il y avait déjà un projet pour aller à Lisbonne. L'évêque Iui expliqua qu'à Porto elle serait mieux, lui présentant toutes les conditions dans lesquelles elle vivrait dans ce «collège»:
Je ne parlerais à personne des apparitions de Fatima, ni de mon pays, ni de ma famille en disant son nom, ni d'où j'étais; je ne recevrais pas de visites, si ce n'est des dames auxquelles je serais confié pour qu'elles s'occupent de moi; que ces dames étaient aussi très bonnes et qu'elles ne me laisseraient manquer de rien; que je ne devais écrire à personne sauf à ma mère, et je devais envoyer mes lettres au vicaire d'OlivaI, qui se chargerait de les faire parvenir à ma mère, laquelle devait également lui envoyer les lettres qu'elle m'écrivait pour qu'elles me soient remises par Sa Révérence; que je ne retournerais pas à Fatima pour y passer des vacances ni pour quelque autre raison, sans sa permission.
Lucie était ravie. Cette perspective lui souriait. Il lui était agréable de pouvoir vivre tranquille sans être continuellement exposée aux curieux et aux interrogatoires qui la fatiguaient beaucoup. Mais elle dit qu'elle ne pouvait pas s'engager sans la permission de sa mère. L'évêque se chargea d'en parler avec sa mère, laissant pour le moment tout cela comme un secret entre eux deux. Lucie ne pouvait rien dire de cette conversation à qui que ce soit. Pour garder un secret, elle s'y connaissait!
Mais à peine arrivée à Fatima, réfléchissant sur les conditions auxquelles elle irait à Porto, elle commença à ressentir une angoisse mortelle. Elle pesait, point par point, chacune des conditions que l'évêque lui avait présentées, et, évaluant tout dans son Cœur, elle oscillait entre le refus et l'acceptation du sacrifice qui se présentait énorme pour elle... et elle souffrait en silence, sans même se confier à sa mère. Dans les moments où elle réussissait à être seule et durant les nuits quand le sommeil la quittait, elle pensait à l'avenir et elle sentait envahir son cœur par une tristesse mortelle, comme Jésus à Gethsémani:
Jingle Sécheresse
Elle est considérée comme la sécheresse météorologique la plus sévère des 150 dernières années. Et si aujourd’hui la fréquence et l’intensité de ces épisodes s’accélèrent, la sécheresse de 1921, qui court en réalité de l’automne 1920 à la fin de l’année suivante, est ancrée dans les mémoires. À l’été, la France et l’Europe tout entière se lamentent sur des récoltes perdues tandis qu’en Russie autour du bassin de la Volga, une famine décime les populations.
Cette calamité puise ses racines dans une sécheresse hivernale spectaculaire. «Jamais, vous entendez, jamais la science n’a observé une succession pareille de mois secs. Jamais ne fut enregistrée une suite de jours aussi régulièrement peu pluvieux que celle que nous avons connue depuis plus de 7 mois», se lamente dans L’Humanité dès le 23 mars le directeur de l’Institut météorologique.
Et malgré les pluies bénéfiques du mois d’avril, les effets dévastateurs du manque d’eau se font durement sentir au printemps. À Paris, le niveau de la Seine est au plus bas et l’on s’inquiète des émanations potentiellement dangereuses pour les riverains du fleuve. La situation ne fait pas que des malheureux. Ainsi les publicitaires qui jouent sur les peurs: «Avec la sécheresse, l’eau devient dangereuse», clament-ils dans des encarts en faveur d’une «eau de table, idéalement pure, agréable et légère»: l’Evian-Cachat. Les récoltes désastreuses, les pâturages grillés
Dans les campagnes, les récoltes de blé résistent mais les céréales de printemps, avoine et orge, sont déjà grillées, rapportent la presse. Les mauvaises herbes envahissent les cultures, le rendement en fourrage est ridicule, l’élevage est menacé. Le 11 août, Le Courrier de Saône-et-Loire rapporte que la récolte de pommes de terre est déjà compromise, le rendement des betteraves est dérisoire, il n’y a rien à espérer des sarrasins. «Dans les prés et dans les pâtures pas la moindre trace de végétation; les animaux ne peuvent plus y vivre, l’herbe est grillée, rôtie jusqu’à la racine». La production de lait «est réduite d’un quart», précise de son côté L’Intransigeant. Même les huîtres sont victimes de la sécheresse. Conséquence inévitable: les prix des denrées augmentent.
En juillet, la canicule s’abat sur la France
En banlieue parisienne, le métier de porteur d’eau renaît alors que certains puits sont asséchés. «Peu à peu les habitants avisés ont mobilisé les tonneaux et sont allés chercher le précieux liquide à la rivière la plus proche ou aux fontaines communales voisines, quelquefois à dix ou quinze kilomètres», signale Le Figaro le 11 août. Avant de revendre l’eau à prix d’or à leurs voisins.
Si la situation est si dramatique, c’est parce qu’en juillet la canicule s’est abattue sur le pays. «Le thermomètre monte, monte, atteint des hauteurs vertigineuses. Tout sèche, tout craque, tout flambe et nous tirons la langue comme de pauvres toutous», déplore Le Figaro le 14 juillet. Et ce n’est pas fini: le pic de chaleur se situe les 28 et 29 juillet. À ce moment-là, les températures atteignent 38° ou plus sur les trois quarts de la France. Le thermomètre monte jusqu’à 38,4° à l’ombre dans la capitale ce qui ne s’est pas vu depuis 1881.
Jingle Fatima
Je me souvenais de la señora Assunçâo qui me plaisait tant et qui était tellement amie avec moi, de mes sœurs que je ne pourrais plus contacter, pas même leur écrire, je me souvenais de mes oncles et des autres membres de la famille, de la maison paternelle où j'avais passé une enfance tellement innocente et heureuse! De la Cova da iria, du Cabeço, des Valhinos, du puits, où j'avais éprouvé les délices du ciel! Et tout quitter ainsi, une fois pour toutes ! Pour aller je ne sais trop où, à Porto, mais je ne sais même pas où est Porto, je ne connais personne là-bas. Et elle poursuit:
Ces pensées et réflexions me causaient une tristesse tellement grande que le fait d'aller à Porto semblait pour moi m'enterrer vivante dans une tombe, et je me disais à moi-même: «Non, je n'y vais pas. Je préfère aller à Lisbonne ou Santarém. Etant là, je peux venir de temps en temps à Fatima, voir ma famille et rester en contact avec elle. En allant à Porto, c'est terminé! Non, là-bas je n'y vais pas! J'ai dit oui à l'évêque, mais maintenant je dis que je me suis repentie et que je ne veux pas aller là-bas.»
Comme elle aurait voulu se jeter dans les bras de sa mère, et y décharger toute l'amertume qu'elle ressentait, mais, encore une fois, elle fut fidèle au Secret.
Cette torture se prolongea plusieurs mois. Elle priait, elle offrait son sacrifice et demandait de l'aide pour réussir à dire oui à ce qui lui était demandé et ce pour quoi elle ne se sentait pas les forces. Mais elle ne recevait pas de consolation. Il lui semblait que le Ciel la laissait abandonnée à elle-même, seule au milieu d'une nuit obscure et froide. Et tout cela était à cause de Notre-Dame!
Vers la fin de mai, le curé de Fatima dit à la señora Maria Rosa que le vicaire d'Olival désirait lui parler chez lui en compagnie de Lucie. Il lui semblait trop pesant, ce voyage à faire à pied, parce qu'à cheval cela lui causerait encore plus de souffrances à cause de ses douleurs dans les os. Elle pensa décliner l'invitation, mais après y avoir réfléchi, elle se résigna à ce sacrifice pour ne pas causer de mauvaises dispositions. Les deux partirent donc, se reposant de temps en temps au bord du chemin, priant le Chapelet, entrecoupant de pauses cette longue distance, et offrant ce sacrifice. Elles divisèrent le trajet en deux parties, passant la nuit dans la maison d'une dame amie qui vivait à Soutaria, faisant de même au retour.
Le vicaire transmit à Maria Rosa le désir de l'évêque d'envoyer, Lucie à Porto, lui demandant son autorisation et lui précisant les conditions. La mère, qui s'était déjà engagée pour l'envoyer à Lisbonne, resta perplexe et confessa la raison de son indécision. Le vicaire la tranquillisa, lui disant que le chanoine Formigâo se chargerait d'informer Dona Assunçâo. Maria Rosa, bien que son cœur saignât, dit qu'elle consentait puisque l'évêque en prenait la responsabilité, mais se réservant le droit d'aller chercher sa fille si elle venait à découvrir que celle-ci ne se trouvait pas bien. Et tout cela, pourvu que Lucie accepte. Et il lui venait encore une fois l'espoir de voir si «tout cela» allait cesser.
Le consentement de sa mère étant acquis, le vicaire demanda à Lucie si elle voulait aller à Porto. Avec la sincérité qui la caractérisait, la pastourelle répondit: «J'aurais préféré aller à Lisbonne, mais pour faire la volonté de Mgr l'Evêque, et aux conditions mises par ma mère, je vais à Porto.»
Satisfait de la réponse, le vicaire demanda aux deux de garder le secret et les invita à déjeuner, après quoi elles repartirent pour passer la nuit à Soutaria dans la maison de la señora Emilia. En retournant à Fatima, dans un moment de repos, la mère lui demanda si réellement elle était contente d'aller à Porto. Lucie répondit: «Je serais plus contente d'aller à Lisbonne, mais comme on dit que l'évêque représente Dieu, pour faire sa volonté je vais à Porto. Mais si ensuite je ne me trouvais pas bien là-bas, ma mère viendrait me chercher là. Cette idée nous consola.»
A la maison, alors qu'elles étaient seules, la mère voyant de la tristesse dans le regard de sa Lucie, le cœur transpercé à cause de la séparation proche, lui demanda:
«Tu es triste? Tu ne veux pas aller à Porto? Vois, nous n'avons rien fait par écrit. Si tu ne veux pas y aller, n'y va pas! La pastourelle répondit: Avant, je préférais aller à Lisbonne ou Santarém, mais comme Mgr l'Evêque veut que j'aille à Porto, j'offre ce sacrifice à Notre-Seigneur et j’y vais!»
Et chacune des deux taisait sa douleur pour ne pas faire souffrir l'autre.
L’Armée Rouge en Marche
La Russie meurt de faim
La situation toutefois est bien pire ailleurs, dans le sud-ouest de la Russie et l’est de l’Ukraine, où la sécheresse couplée à la désorganisation de la production agricole du pays entraîne une terrible famine jusqu’à l’été 1922. Elle est presque aussi meurtrière encore que la grande famine ukrainienne qui sévira dix ans plus tard. Plus de 5 millions de Soviétiques, des paysans pauvres et de nombreux enfants meurent ainsi de faim et du typhus qui se propagent dans la population jetée sur les routes. Une situation si dramatique que Lénine se résout à faire appel à l’aide internationale. L’écrivain Maxime Gorki relaie en Europe l’appel des autorités tandis que les secours sont organisés sous l’égide de la Croix-Rouge et de l’American Relief Administration (ARA). Des images terrifiantes, circulent abondamment en Europe et outre-Atlantique pour appuyer une campagne inédite de collecte de dons.
Exsangue, la France de l’immédiat après-guerre subit de plein fouet la terrible crise inflationniste qui s’abat sur l’Europe. Alors que les prix augmentent sans cesse, Le Monde illustré tire la sonnette d’alarme et dresse un bilan funeste des grandes expériences d’inflation du passé.
L’inflation française du début des années 1920 prolonge directement les déséquilibres nés de la Première Guerre mondiale: les prix, déjà hauts pour les ménages pendant le conflit, explosent après l’armistice de 1918. En outre on assiste, à Paris comme ailleurs, à diverses pénuries persistantes, des finances publiques dégradées et une fragilisation du franc. Les années 1920 s’ouvrent donc sur une poussée marquée du coût de la vie, avec une accalmie relative en 1921 puis de nouvelles tensions au milieu de la décennie.
Evidemment, le pouvoir d’achat des ménages s’en retrouve diminué, surtout dans le cas des salariés et des « petits épargnants » de classe moyenne, au moment même où certains secteurs industriels tirent profit de la dépréciation monétaire. Cette séquence conduit peu à peu à un ras-le-bol général et à une profonde crise de confiance dans la monnaie.
29 juin 1921, à l’instar du Pape Pie IX le 8 décembre 1854, dans sa bulle Pontificale inéffabilis Deus affirmant le Dogme de l’Immaculée Conception, confirmé par la Vierge Marie à Bernadette Soubirous quatre ans plus tard, le 25 mars 1858 à Lourdes, le Pape Benoit XV, un an avant sa mort, dans sa lettre encyclique ci-dessous, va faire valoir l’urgence de la réparation des Blasphèmes et de la prière quotidienne du Chapelet pour la Paix dans le Monde.
Marie confirmera cette demande quatre ans plus tard le 10 décembre 1925 à Sœur Lucia de Fatima par la demande de la Dévotion Réparatrice des premiers Samedis, et Jésus enfant, le 15 février 1926 en listant les Blasphèmes en question.
Lettre encyclique Fausto Appetente Die du Pape Benoit XV -Tendre dévotion à la sainte Vierge
Il nous faut aussi mettre en vive lumière l’élément qui caractérise, disions-Nous, la prédication dominicaine: une dévotion toute spéciale envers la puissante Mère de Dieu. On raconte, en effet, que le Pape apprit miraculeusement que l’on remportait la victoire de Lépante au moment même où, dans tout l’Univers catholique, les Confréries pieuses invoquaient Marie en se servant de la formule du saint Rosaire que le fondateur des Prêcheurs avait lui-même instituée et qu’il avait ensuite donné mission à ses fils de répandre dans le monde entier.
Chez saint Dominique: le Rosaire fut l’arme qui le rendit victorieux des Albigeois.
C’est en effet en vouant à la Très Sainte Vierge une affection toute filiale et en espérant par-dessus tout en son patronage, que Dominique prit en mains la cause de la foi. Dans sa lutte contre les hérétiques albigeois qui attaquaient, en proférant d’horribles blasphèmes, l’ensemble des vérités de la foi et spécialement la maternité divine et la virginité de Marie, Dominique, tout en vengeant de toutes ses forces la sainteté de ces dogmes, implorait le secours de la Vierge Marie en lui adressant très fréquemment cette invocation: «Souffrez que je vous loue, Vierge sainte; fortifiez-moi contre vos ennemis.»
Combien était agréable à la Reine du ciel cette conduite de son très dévot serviteur, on peut aisément le déduire du fait que c’est par Dominique que Marie voulut enseigner à l’Eglise, Epouse de son Fils, le très saint Rosaire: cette prière tout ensemble vocale et mentale méditation des principaux mystères de la religion accompagnant la récitation de quinze Pater et d’autant de dizaines d’Ave Maria – est merveilleusement propre à nourrir la piété et à exciter les âmes à la pratique des vertus.
Dominique était donc bien inspiré quand il demandait à ses disciples de s’efforcer souvent et avec zèle, dans leurs prédications, de rendre familière à leur auditoire cette forme de prière, dont il avait pleinement constaté l’utilité. Il était, en effet, persuadé de deux choses: d’une part, Marie est si puissante auprès de son divin Fils que toutes les grâces accordées par Dieu aux hommes leur sont toujours données par l’intermédiaire et au gré de la Sainte Vierge; d’autre part, Marie est si bonne et si miséricordieuse que, accoutumée à secourir spontanément ceux qui souffrent, elle est absolument incapable de repousser ceux qui implorent son secours, Aussi, celle que l’Eglise a l’habitude de saluer Mère de grâce et Mère de miséricorde, s’est toujours montrée telle surtout quand on a eu recours au Saint Rosaire: et c’est pourquoi les Pontifes romains n’ont jamais négligé une occasion d’exalter l’efficacité du Rosaire marial et de l’enrichir du trésor des indulgences.
De nos jours, vous le comprenez sans peine, Vénérables Frères, l’Institut dominicain n’est pas appelé à rendre de moins grands services qu’à l’époque de sa fondation. Que d’âmes aujourd’hui privées de ce pain de vie qu’est la doctrine céleste et qui se meurent d’une sorte d’inanition! Que d’esprits séduits par une apparence de vérité et que détournent de la foi les déguisements multiples de l’erreur! Et si les prêtres veulent, en leur distribuant la parole de Dieu, apporter à toutes ces détresses le secours qu’elles attendent, combien il importe qu’ils soient enflammés du désir de sauver leurs frères en même temps qu’armés d’une solide connaissance des choses de Dieu! Que de fils de l’Eglise également, ingrats et infidèles, qui se sont détournés du Vicaire de Jésus-Christ par ignorance ou perversion de volonté, et qu’il faut ramener dans le sein de notre commune Mère! Pour porter remède à ces maux et aux calamités de tout genre dont souffre le monde, combien nous est nécessaire le maternel patronage de Marie!
Les fils de saint Dominique ont donc un champ d’apostolat presque sans bornes où déployer très utilement leur zèle en vue du salut de tous. Aussi Nous demandons instamment qu’à l’occasion de ce centenaire tous les membres de cet Ordre se renouvellent pour ainsi dire sur le modèle de leur très saint Fondateur et prennent la résolution de se montrer chaque jour plus dignes d’un tel Père. Ceux de ses fils qui appartiennent au premier Ordre donneront, comme il convient, l’exemple aux autres sur ce point et se livreront dorénavant avec plus de zèle encore à la prédication de la parole de Dieu, en vue de développer parmi les fidèles, en même temps que l’attachement au successeur de saint Pierre et la dévotion à la Vierge Marie, la connaissance et la défense de la vérité. Mais l’Eglise espère beaucoup aussi du dévouement des Tertiaires dominicains, s’ils s’appliquent avec ardeur à se régler sur l’esprit de leur Patriarche, en enseignant aux ignorants les préceptes de la doctrine chrétienne, Nous désirons et souhaitons qu’ils s’adonnent nombreux et empressés à cet apostolat, qui est de la plus haute importance pour le salut des âmes. Nous demandons enfin que tous les enfants de saint Dominique se préoccupent particulièrement de rendre habituelle chez tous les chrétiens la récitation du Rosaire marial, que Nous-même, à la suite de nos prédécesseurs, notamment de Léon XIII, d’heureuse mémoire, Nous avons recommandée lorsque l’occasion s’en est présentée et que Nous recommandons encore avec insistance en cette époque si troublée; si l’on parvient à généraliser ainsi cette pratique de dévotion, Nous estimons que les fêtes de ce centenaire auront eu un résultat satisfaisant.
Ukraine
Dès novembre 1917, le pays, devenu une république autonome à la suite de la chute de l’Empire russe, était divisé entre une république nationale à Kiev et une république soviétique à Kharkov. La Russie ne reconnut pas l’indépendance de l’Ukraine et tenta de la reconquérir par la force dès décembre 1917, ce qui amena Kiev à s’allier à l’Allemagne pour repousser les forces russes. Les Ukrainiens furent par conséquent considérés comme des alliés de l’Allemagne par les vainqueurs en 1918. Le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918 entre l’Allemagne et la Russie était censé entériner la rupture entre l’Ukraine et la Russie, cette dernière le dénonça dès la capitulation allemande en novembre et entama la reconquête militaire de l’Ukraine et de la Biélorussie.
L’Ukraine fut pendant plusieurs années le théâtre d’affrontements entre plusieurs forces: armées des bolcheviks et des Russes blancs, armée ukrainienne de Petlioura, armée insurrectionnelle de l’anarchiste ukrainien Makhno, et cosaques qui combattirent successivement pour l’un ou l’autre camp. Kiev fut prise, perdue et reprise une douzaine de fois entre 1917 et 1921. De nombreux pogroms furent également commis en Ukraine durant cette période.
L’Armée rouge parvint à progresser en Ukraine, notamment car la France, qui avait des troupes présentes à Odessa et Sébastopol, soutenait les Russes blancs et non les Ukrainiens, dans le vain espoir d’empêcher les bolcheviks de s’emparer de l’Ukraine.
Les Ukrainiens finirent également par être contraints de traiter avec la Pologne, le traité de Varsovie du 22 avril 1920 reconnaissant à la Pologne la possession de la Galicie orientale et de la Volhynie, autrement dit de l’Ukraine occidentale. Le traité de paix de Riga du 18 mars 1921 partagea quant à lui ce qu’il restait du territoire ukrainien entre la Pologne et la Russie, ce fut donc la fin d’une république ukrainienne autonome.
Notre-Dame des malades reste au chevet de tous ceux qui souffrent dans le monde, de ceux qui à cette heure ont perdu connaissance et vont mourir, de tous ceux qui sont en réanimation, mais aussi tous ceux qui sont actuellement dans la souffrance à cause d'une autre maladie grave. Nous prions, ô Vierge Marie, et nous te les confions, toutes celles et ceux qui viennent de commencer leur agonie, ceux qui ont abandonné tout espoir de guérison, ceux qui et pleurent de douleur. Ceux qui ne parviennent pas à se soigner faute d'argent. Ceux qui cherchent la vérité dans le monde et qui ont tellement du mal à discerner où elle se trouve. La vérité, c'est Jésus, ton divin Fils, et nul autre. Fais-leur connaître Jésus, Marie. Ô Marie, sois présente à ceux qui voudraient tant marcher et qui doivent rester immobiles, ceux qui devraient se coucher et que la misère force à travailler, ceux qui passent de longues nuits à ne pouvoir dormir, Ô Marie, réconforte ceux que torturent les soucis d'une famille en détresse, ceux qui doivent renoncer à leurs plus chers projets, ceux qui ne croient pas à une vie meilleure, ceux qui se révoltent et maudissent Dieu, tous ceux qui Ils ne savent pas que le Christ a souffert comme eux et pour eux. Amen.
Chant final – Avé Maria
ET TOI, as-tu révélé au monde…N°21
Ouverture de toutes les émissions Et toi Maria Vox Carillon de Fatima (40s) Chers auditeurs de Maria Vox et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus. Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé? Jingle Fatima 1920. Francisco est au Ciel, Jacinta l’a rejoint et leur maman céleste les conduit vers un petit village de 7000 habitants (à 30km au sud-ouest de la forteresse de Wawel en Pologne, Wadowice. A côté de l’église paroissiale, rue Koscielna un tout nouveau-né est la fierté de ses parents. Notre Dame de Fatima présente aux deux pastoureaux le futur évêque vêtu de blanc qu’ils ont vu tant de fois quand ils étaient encore sur terre: « C’est mon Pape, il a été formé par Moi. Ce pape est le chef d’œuvre de ma prédilection… donné pour l'Eglise et le monde de notre temps selon les secrets desseins de la Très Sainte Trinité. Je pleure parce que l’humanité n’accueille pas mon invitation maternelle à la conversion et à son retour au Seigneur. Elle continue à courir avec obstination sur la route de la rébellion contre Dieu et sa loi d’amour. Le Seigneur est ouvertement renié, outragé, blasphémé. Votre Maman du Ciel est méprisée et ridiculisée publiquement. Mes appels extraordinaires ne sont pas écoutés ; les signes que Je donne de mon immense douleur ne sont pas crus. Votre prochain n’est pas aimé : chaque jour, on attente à sa vie et à ses biens. L’homme devient de plus en plus corrompu, impie, méchant et cruel. Je pleure parce que l’Église continue à marcher sur la route de la division, de la perte de la vraie foi, de l’apostasie, des erreurs, qui sont de plus en plus propagées et acceptées. Satan a été le dominateur incontesté des événements de votre siècle, conduisant l’humanité entière au refus de Dieu et de sa Loi d’amour, répandant partout division et haine, immoralité et méchanceté et faisant légitimer partout le divorce, l’avortement, l’obscénité et, le recours à tous les moyens, pour empêcher la vie. (Marie à don Gobbi, Dongo, ) La Trinité a laissé à Notre-Dame la gloire de l'obtenir de son Fils, en vue de récapituler et de conclure en Lui les deux mille ans de Christianisme, et d'ouvrir par 1 lui- la porte du troisième millénaire sur le triomphe de sa maternité spirituelle, de la Sainte Trinité et de l'Eglise. De la même façon que l'Esprit - Saint s'est réservé la formation et la sanctification du Cœur de la Très Sainte Vierge, premier sanctuaire de l'Eglise, Marie s'est choisi celle du Saint-Père, pour guider l'humanité égarée de cette fin de siècle vers son but qui est Dieu. Les œuvres de l'Immaculée étant discrètes, c'est de manière cachée qu’imperceptiblement elle va préparer Karol, l'enfant privilégié de son amour et de sa grâce, à son ministère suprême. Lucie, quant à elle, va rester sur terre pour témoigner… Elle sera jusqu’à la fin de sa vie en union très étroite avec le « Pape de Fatima » et en 2005, alors qu’elle a précédé de peu l’ ''Enciellement'' de St J.P.II, c’est le jour des funérailles du St Père que le Diacre Martial Codou reçoit dans le cœur l’intuition du Monastère Invisible, c’est la suite de la mission : Marie qui soutient l’humanité vacillante, aidée par les St Innocents, les faibles de ce monde, les isolés, les prisonniers : Les préférés de son Fils! Mais tout cela, c’est la suite de l’histoire... ! Après la mort de Jacinthe, advenue le 20 février 1920 à l'hôpital Dona Estefânia à Lisbonne, et de laquelle il avait reçu quelques avis et confidences, le chanoine Manuel Nunes Formigâo, intéressé par les événements de Fatima par les petits bergers, se préoccupa de l'avenir de Lucie. Au cours de ses visites à Fatima, il avait appris comment elle était sollicitée pour faire des séjours dans des maisons amies. Il lui parut qu'il était nécessaire de l'aider pour l'avenir, et il commença à avancer en ce sens. Il en parla avec une dame amie à Lisbonne, qui se déclara prête à recevoir la pastourelle et à la protéger contre la « publicité ». Après avoir organisé cet accueil, il alla parler à la señora Maria Rosa. Déjà dans le passé il avait proposé cette solution, mais son mari n'avait pas accepté. Maintenant qu'il n'était plus, la décision n'appartenait qu'à elle. La mère de Lucie hésitait : elle désirait respecter la volonté de son mari. Mais le chanoine Formigâo la tranquillisa en lui disant d'en profiter pour aller à Lisbonne consulter un bon médecin pour ses maladies et pour voir en même temps le milieu dans lequel logerait sa fille, afin de décider ensuite. Elles y allèrent au début de juillet, et furent hébergées par la señora Dona Maria da Assunçao Avelar e Silva. Cette dame les reçut avec toutes les attentions et fit le nécessaire pour que la señora Maria Rosa soit examinée par des médecins compétents, mettant à sa disposition son chauffeur pour ses déplacements en ville. Maria Rosa, après les consultations médicales et voyant que sa fille était entre de bonnes mains, retourna à Aljustrel sans sa pastourelle. La senhora Dona Maria da Assunçâo était célibataire. Comme elle était de famille noble, pour éviter tous problèmes en ces premières années de République, elle vivait retirée dans 2 sa maison, où il y avait une chapelle avec le Saint-Sacrement, ayant un chapelain qui y célébrait la messe chaque jour. Cette dame, soucieuse de la bonne éducation de son hôte, la plaça sous la conduite d'une « miss », comme Sœur Lucie l'appelait, qui lui donnait des leçons de lecture et d'écriture, pendant qu'on réfléchissait à une meilleure manière de lui permettre de poursuivre ses études. La préceptrice devait lui enseigner comment se tenir à table selon les règles et d'autres raffinements auxquels elle n'avait pas été habituée. Son corps, qui jusque-là avait toujours grandi librement dans ses vêtements modestes et simples de montagnarde, ne s'habituait pas facilement à être contraint dans des habits élégants. Mais, pour éviter que les visiteurs ne découvrent la « pastourelle de Fatima», il était nécessaire de la transformer en une jeune fille de la haute société. Elle avait 13 ans, c'était déjà une petite femme, pas très grande mais bien proportionnée. La préceptrice mit toute son attention à s'occuper d'elle. Elle traita sa peau brûlée par le soleil de la Serra de Aire et coiffa ses cheveux, déjà repoussés jusqu'aux épaules, après que dans la cohue des apparitions, quelqu'un lui eut coupé ses nattes. Jingle grégorien ENCICLIQUE PACEM, DEI MUNUS PULCHERRIMUM DU PAPE BENOÎT XV SUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION CHRÉTIENNE AUX PATRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVÊQUES, ÉVÊQUES ET ORDINAIRES EN PAIX ET COMMUNION AVEC LE SAINT-SIÈGE Vénérables frères, santé et bénédiction apostolique. La paix, le beau don de Dieu, dont le nom, comme le dit saint Augustin, est la parole la plus douce à notre oreille et la meilleure et la plus désirable possession; La paix, qui a été implorée pendant plus de quatre ans par les vœux ardents de tous les bons peuples, par les prières des âmes pieuses et les larmes des mères, commence enfin à briller sur les nations. À cela, Nous sommes en effet les plus heureux de tous, et nous nous réjouissons de tout cœur. Mais cette joie de notre cœur paternel est troublée par de nombreuses angoisses amères, car si dans la plupart des endroits la paix est d’une certaine manière établie et des traités signés, les germes d’anciennes inimitiés subsistent ; et vous savez bien, Vénérables Frères, qu’il ne peut y avoir de paix stable ni de traités durables, même s’ils sont conclus après de longues et difficiles négociations et dûment signés, à moins qu’il n’y ait un retour de charité mutuelle pour apaiser la haine et bannir l’inimitié. C’est donc, Vénérables Frères, la question anxieuse et dangereuse sur laquelle nous souhaitons nous attarder et proposer des recommandations à porter à votre peuple. Pour nous-mêmes, jamais, par les desseins cachés de Dieu, Nous avons été élevés à la Chaire Nous avons cessé de tout faire en notre pouvoir dès le tout début de la guerre afin 3 que toutes les nations du monde puissent reprendre des relations cordiales le plus vite possible. À cette fin, nous n’avons jamais cessé de prier, de répéter des exhortations, de proposer des voies d’arrangement, d’essayer tous les moyens, en fait, pour ouvrir par aide divine un chemin vers une paix juste, honorable et durable ; et en même temps, Nous avons exercé tout notre soin paternel pour soulager partout ce terrible fardeau de chagrin et de désastre de toutes sortes qui accompagnait l’immense tragédie. Et maintenant, tout comme dès le début de Notre pontificat tourmenté la charité envers Jésus-Christ nous a conduits à œuvrer à la fois pour le retour de la paix et pour soulager les horreurs de la guerre, de même que maintenant que la paix relative est conclue, cette même charité nous exhorte à exhorter tous les enfants de l’Église, et toute l’humanité, pour purifier leur cœur de l’amertume, et céder la place à l’amour mutuel et à la concorde. Il n’est pas nécessaire de notre part de preuves longues pour démontrer que la société encourrait le risque de grandes pertes si, tant que la paix est signée, l’hostilité latente et l’inimitié persistaient entre les nations. Il n’est pas nécessaire de mentionner la perte de tout ce qui maintient et favorise la vie civile, comme le commerce et l’industrie, l’art et la littérature, qui ne prospèrent que lorsque les nations sont en paix. Mais ce qui est encore plus important, c’est que de graves dommages s’infligeraient à la forme et à l’essence de la vie chrétienne, qui consiste essentiellement en la charité et dont la prédication est appelée l’Évangile de la paix. 5. Vous savez bien, et Nous vous l’avons souvent rappelé, que rien n’a été si souvent et si soigneusement inculqué à son disciple par Jésus-Christ que ce précepte de charité mutuelle que celui qui contient tous les autres. Le Christ l’appela le nouveau commandement, le sien même, et souhaita qu’il soit le signe des chrétiens par lequel ils pourraient être distingués de tous les autres ; et à la veille de sa mort, ce fut son dernier témoignage à ses disciples de s’aimer les uns les autres et ainsi tenter d’imiter l’unité ineffable des trois Personnes Divines dans la Trinité. « Qu’ils puissent être un, tout comme nous le sommes aussi... afin qu’ils soient rendus parfaits en un seul » Clip Charleston « Folie, luxe, dépenses, désordre et internationalisme » : tels sont, d’après l’écrivain Maurice Sachs, les ingrédients du cocktail détonant des Années folles. Le canotier de Maurice Chevalier, le coup de raquette de Suzanne Lenglen, les débuts de Jean Cocteau, une chorégraphie endiablée sur un rythme de charleston, autant de souvenirs évocateurs d’une période heureuse. Cette décennie succède à un conflit qui a embrasé non seulement l’Europe, mais aussi une partie du monde et à l’issue duquel rien ne sera plus comme avant. Paul Valéry écrit avec mélancolie : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. » Les Années folles, leur frivolité, leur excentricité sont-elles une reconstruction a posteriori d’une génération qui, dans une existence ponctuée par deux guerres mondiales, a voulu croire en un bonheur illusoire ? Ou bien sont-elles une bulle inespérée d’insouciance dans l’histoire tourmentée 4 Après la Première Guerre mondiale, la population se réjouit, tant par le retour des soldats, attendu depuis longtemps, que par la forte croissance économique. Cette dernière est stimulée par la hausse de consommation causée par la fin de la guerre. Les gens recommencent à vivre sans les craintes ni le rationnement (le contrôle de la consommation de certains biens) vécus lors de la guerre. Pour une partie de la population, la mode est au luxe : vêtements, croisières, arts, musique jazz, danse, etc. Les Années folles sont aussi une période d’émancipation pour les femmes, qui s’approprient leur corps : plusieurs se maquillent, fument en public, portent les cheveux courts, etc. Le modèle de la femme garçonne fait alors sensation. Dans le domaine scientifique, en ce début de 20e siècle, Sigmund Freud expérimente ses théories sur l’inconscient ainsi que la psychanalyse et Albert Einstein révolutionne la science avec sa théorie de la relativité. De son côté, l’économie américaine a de grands impacts sur le monde occidental. Le modèle économique américain est appliqué partout en Europe. Le système de production industrielle profite de l’organisation du travail de Taylor et les consommateurs profitent des achats et des investissements à crédit, c'est-à-dire qu’ils empruntent de l’argent pour pouvoir acheter ou investir. Malgré cette croissance jamais vue, les dirigeants américains mettent en place des mesures protectionnistes qui créent des barrières lors des échanges commerciaux avec les autres pays. La mécanisation de l’agriculture cause une surproduction. Les petits producteurs agricoles connaissent des baisses de salaires importantes. Plusieurs quittent les campagnes pour aller habiter dans les villes. L’exode rural est si fort qu’on estime que 60 000 personnes quittent les campagnes chaque année. Jingle Fatima Un jour où étaient attendus des visiteurs importants, la préceptrice voulut mettre encore un raffinement à Lucia :le corset. Et après l'avoir arrangée avec toute la rigueur voulue, elle descendit avec elle à la salle à manger. La pauvre petite montagnarde, transformée en jeune fille de la ville, descendit triste et en silence, puisqu'elle ne pouvait presque plus respirer. Assise à table, elle se sentit encore plus mal. Elle n'allait pas réussir à manger ! Libre comme elle l'avait toujours été, elle disparut discrètement de son siège et sortit de la salle sans se faire remarquer, tandis que les invités étaient immergés dans des conversations auxquelles elle ne comprenait pas grand-chose. La miss, assise à côté d'elle, ne donna pas beaucoup d'importance à sa « fugue ». A peine sortie, Lucie monta précipitamment les escaliers, courut dans sa chambre et retira en un clin d'œil tous ces oripeaux qui l'empêchaient de respirer, et remit les vêtements avec lesquels elle était arrivée de Fatima, avec le petit chapeau de velours orné de plumes multicolores ; après quoi elle redescendit, toute souriante et soulagée. A son entrée dans la salle à manger, tous éclatèrent de rire, du fond du cœur; seule la miss ne goûta pas la chose, et elle lui dit, contrariée : « Qu’est-ce que la demoiselle est allée faire ?! Lucie répondit avec tout son naturel : 5 — Madame, je ne pouvais pas manger ainsi ! D'aussi serrée que je l'étais, je n'ai jamais vu que notre ânesse quand ma mère lui mettait la selle !!! Ce fut un éclat de rire général. Et probablement la préceptrice n'a pas dû en tenter davantage. Ce n'était pas pour elle. Le corps de la pastourelle était habitué à la pénitence pour l'amour de Dieu, pas à la pénitence pour l'amour de la vanité, et pour cette raison il l'avait rejeté. Le chanoine Formigâo, entretemps, avait commencé à prendre des contacts pour placer la petite voyante à l'abri des curiosités qui déjà commençaient à découvrir son adresse dans la capitale. A Lisbonne vivaient aussi quelques-uns de ses parents qui l'invitaient chez eux, et parfois c'était elle-même qui, dans sa simplicité, répondait au téléphone, chose nouvelle pour l'époque, et elle se présentait en toute vérité en disant : «lci Lucie. Oui, Madame, Lucie de Fatima.» Ainsi, le Secret disparaissait peu à peu. Le chanoine Formigâo avait parlé avec la Mère Lindim, une sœur Dorothée, et avait conclu une solution : Lucie irait loger comme interne dans la Maison du Largo de Santa Marinha, qui s'ouvrait à Lisbonne dans le cadre de l'œuvre de protection des jeunes filles présidée par Dona Emilia Brandao Palha. Tout fut convenu entre la Mère Lindim et la señora Dona Maria da Assunçâo et son trousseau était déjà préparé, quand la señora Dona Emilia Brandao jugea imprudent de recevoir Lucie là. Tout fut annulé. Il semble que Lucie n'ait pas eu connaissance de ces tractations, puisqu'elle présente dans ses Mémoires une autre raison qui l'aurait fait revenir à la maison paternelle. Elle dit en effet : « Ma présence à Lisbonne était de plus en plus connue, au point qu'un jour la señora Dona Assunçâo Avelar fut avisée que les autorités civiles étaient à la recherche de ma résidence. » Jingle Polonais Wadowice. C'est là que, le mardi 18 mai 1920, naît Karol Wojtvla Son père, né en 1879 se prénomme déjà Karol sa mère, Emilia Kaczorowska, est née en 1884. Le petit Karol, bientôt surnommé par affection Lolus (ou Lolek), est le benjamin d'une famille de trois enfants : Edmond, l'aîné, 14 ans déjà, suivi d'une fillette, morte en bas âge. Ils habitent sur Ie côté de l'église paroissiale, rue Koscielna, à l'unique étage d'une vieille maison ; on y accède par un escalier de pierre difficile, depuis une cour sommaire. L'appartement, qui a peu de pièces mais est bien tenu, est occupé jusqu'au départ de Karol et de son père, en 1938 Son père est un modeste officier de carrière, porte-drapeau du 12 e régiment d'infanterie de l'armée polonaise, qui réoccupe la caserne autrichienne voisine. Plus précisément, lieutenant au Commandement régional, il s'occupe de l'intendance. Militaire, il sait servir et saura Ie faire autant dans son foyer quand la solitude l’étreindra qu’à l'armée. C'est un homme de taille et de corpulence moyennes, à la moustache seyante, mais chauve et porteur de bésicles d'assez bonne heure. La 6 plupart du temps en uniforme, il sait revêtir la tenue civile sans embarras, le chapeau de feutre remplaçant le képi. Distingué, calme et discret, il inspire confiance ct respect. Soucieux de culture, il aime l'histoire, effectuant par exemple des recherches sur l'Eglise de son pays. Homme de droiture et de franchise, il ne transige pas avec l'honnêteté et le courage. Ce courage dont son fils se fera Ie porte-parole un certain 22 octobre 1 978, sur la place la plus célèbre du monde : « Non abbiate paura!» (N'ayez pas peur !) Sa mère n'est pas dépourvue de grâce. Les traits de son visage révèlent la douceur, l'intelligence et une grande présence d'esprit inscrites dans ses yeux très vifs. Mais c'est une épouse effacée, en ce sens qu'elle se tient à la place qui doit être la sienne, celle de l'épouse et de la mère, toute ordonnée à son foyer. Compagne attentive de son mari, elle élève avec lui ses garçons avec beaucoup d'amour. Pour améliorer l'ordinaire d'un ménage peu fortuné, elle gagne un peu d'argent en faisant de la couture. En cornpagnie de son époux, très pieux, elle entend donner à leurs fils une éducation solide et soignée, dont l'essentiel reposera sur la foi et la morale, les deux assises fondamentales de l'enseignement el de l'action du futur pape... La venue de l'enfant effaça — en quelque sorte — la perte de sœur Il est baptisé le dimanche 20 juin, sous Ies prénoms de Karol et Joseph, à l'église locale, comme l'atteste le registre paroissial tenu avec soin. La suite que l'on sait, a fait que les fonts baptismaux sont devenus comme un lieu de pèlerinage, devant lequel des parents et des enfants, nombreux, viennent prier. Le Saint-Père lui-même a tenu à revoir l'endroit sacré où il est né à la grâce, lors de plusieurs voyages pastoraux en Pologne comme Pape, Sur la gauche de la cuve baptismale, une plaque de cuivre témoigne de l'illustre baptême Les mois passent. Sa maman aime le sortir quand le temps le permet. Elle le promène dans son landau, ou s'asseoit à l'ombre, près du puits aujourd'hui disparu. Elle le berce, en devisant parfois avec quelque voisine. Là se situe un événement singulier. L'une d'elles, Mme Szczepanska, raconte : « Un jour que je parlais avec la maman de Karol, elle s'est penchée sur le landau et m'a confié, avec une force intérieure, une certitude que .je n'avais jamais rencontrée jusqu'à ce jour-là'. "Cet enfant sera quelqu'un de très grand " L'Esprit-Saint souffle où il veut, quand veut. il Mme Wojtyla n'en est pas moins réaliste. Elle use volontiers de la grande serviabilité de son fils aîné. Edmond sait épargner à sa mère les contraintes de l'escalier domestique. Aussi l'aide-t-il à descendre. le landau, il monte réchauffer le biberon, apporte un vêtement. Il fait de bon cœur toutes sortes de commissions pour sa mère et son petit frère. Voilà qui le prédispose à exercer son futur métier de médecin. Karol, bien soigné par des parents et un frère si attentif, grandit peu à peu et se fortifie. A la belle saison, Mme Emilia emmène — toujours accompagnée d'Edmond son petit Lolus au jardin public proche où il s'ébat avec les garçons de l'endroit. Il a 7 confié plus tard aux enfants qui l'interrogeaient sur sa jeunesse, qu'il en mettait même un coup et qu'il aimait bien jouer au football. Le parc de Wadowice est devenu Ie véritable terreau, le tremplin de l'athlète de Dieu, qui sera d'abord un sportif, quelqu'un qui aime profondément la vie. Clip Fatima A Fatima, sa mère était fort importunée par les personnes qui se présentaient et voulaient parler avec Lucie. Au bout du compte, « tout cela » ne se terminait pas même en l'absence de Lucie. Lucie nous rapporte que Maria Rosa avait été convoquée à l'Administraçâo pour dire où était sa fille, et qu'elle avait répondu avec sa franchise naturelle : Ma fille Lucie est là où elle veut être et où moi aussi je veux qu'elle soit. Je ne dis pas où elle est parce que je ne veux pas que les gens commencent à aller là-bas pour l'interroger et l'empêcher d'étudier, comme ils faisaient ici à Fatima. Là où elle est, elle y est pour être éduquée et étudier. Et aussi je veux voir si, alors qu'elle est loin de Fatima, tout cela va finir et que je puisse un jour vivre en paix dans ma maison, parce que je ne peux plus avec tant de monde qui frappe sans cesse à ma porte. Ce à quoi les autorités qui l'entendirent sourirent et comprirent que la señora Maria Rosa n'avait aucun intérêt dans les visites qu'elle recevait. Après avoir passé quelques jours à Santarém, accompagnée par la sœur du chanoine Formigâo, Dona Maria Antonia ForŒnigâo, et après qu'on ait envisagé aussi la possibilité que la fillel te reste à étudier dans le collège de Madre Luisa Andaluz, Lucie revint à Fatima le 12 août 1920, comme elle le précise dans ses Mémoires, pour calmer les ardeurs de ceux qui tourmentaient sans cesse sa mère pour savoir où elle était. Et après, elle serait retournée à Santarém, au collège de Madre Andaluz. 13 juin 1921. Parmi les nombreux pèlerins qui ce jour-là étaient allés à Fatima chanter et prier la Maman du ciel, se présenta à la maison de Maria Rosa une dame inconnue, envoyée par l'évêque pour conduire Lucie à Porto. C'était une bonne occasion pour ne pas provoquer des soupçons. Cette dame s'appelait Filomena Miranda, et elle était de Santo Tirso. Sans se faire entendre de personne, elle communiqua les ordres de l’évêque : elle conduirait ce même jour Lucie à Leiria, où elle resterait jusqu'au 16. Ensuite seulement elle irait avec elle à Porto. Lucie resta en silence et sentit son âme se glacer, en voyant arriver l'heure si redoutée, mais elle ne répliqua pas. Sa mère, cependant, ne fut pas d'accord. Trois jours à Leiria pour quoi ? Voyant arriver l'heure de la séparation si radicale telle qu'elle lui avait été décrite, elle voulut la garder avec elle durant ces trois jours encore, et elle s'engagea à l'accompagner elle-même à Leiria. Lucie se limita à mettre en garde sa mère du sacrifice que ce serait pour sa santé fragile, mais sa mère ne céda pas. Et la senhora Filomena retourna à Leiria sans Lucie. Beaucoup de personnes de bonne volonté désiraient l'aider, mais Notre-Dame allait bientôt montrer quelle était la volonté de Dieu au sujet du chemin à suivre. Entretemps, elle 8 cherchait, et Dieu fit que sur son chemin se manifestent les personnes sûres pour l'orienter selon sa volonté. Le chanoine Formigâo avait son opinion et il l'exposa à l'évêque de Leiria, mais celui-ci était d'un avis différent qui prévalut, de la placer comme interne au collège de Vilar, à Porto, vu que l'évêque connaissait déjà très bien les sœurs Dorothée qui dirigeaient cet internat, sans avoir le nom de religieuses. Ce projet se concrétisa seulement l'année suivante, en juin 1921. Jingle L’armée rouge en Marche Les litiges frontaliers entre la Russie et ses voisins occidentaux, de même qu’entre les États de la région, font de la question des frontières de l’Est européen le danger le plus vivace contre la conservation du statu quo européen. Les intérêts stratégiques français, visant à constituer un ensemble homogène à l’est de l’Allemagne et à tenir séparées Berlin et Moscou, sont déterminants dans l’élaboration des frontières. Paris montre rapidement son intention de s’appuyer sur l’Est européen pour assurer la sécurité de la France face à l’Allemagne et celle du continent. il s’agit de prendre en compte les arguments ethniques, économiques et politiques des nouveaux États, principalement des alliés (Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Yougoslavie), mais également d’établir une barrière sûre contre le danger d’expansion bolchevique. De façon constante, la diplomatie française préconise une attitude défensive solidaire et prudente envers l’Union soviétique, afin d’éviter un conflit régional qui entraînerait immanquablement la France, tout en soutenant les alliés dans ses conflits avec Moscou. En participant à l’élaboration des tracés de frontières en Europe centrale et orientale et en envoyant des missions militaires dans les États nouvellement créés, la France a rapidement montré son intention de s’appuyer sur l’Est européen afin d’assurer sa propre sécurité et celle du continent. Ainsi, en 1919, pour les frontières de la Pologne, les principes qui dominent sont ceux d’un État indépendant et satisfaisant aux contraintes stratégiques et économiques que nécessite sa situation géographique périlleuse, entre l’Allemagne et la Russie. Depuis l’ouverture de la Conférence de la Paix, les revendications du Comité national polonais (CNP), dirigé par Roman Dmowski et qui a l’oreille des autorités françaises, se sont réduites. De l’exigence de droits historiques, elles se limitent aux provinces connaissant véritablement une influence polonaise1. Répondant ainsi à des critères essentiellement français, ces revendications laissent envisager l’existence d’une nation polonaise fiable et durable. Le CNP exige l’ancien « Royaume de Pologne » comme noyau, augmenté de la Galicie, de la Silésie de Teschen et de la Haute Silésie prussienne. Il s’agit là de territoires majoritairement peuplés de Polonais. En revanche, avec l’attribution à la Pologne de la Poméranie orientale, ce qui implique l’institution d’un « corridor » séparant un territoire peuplé essentiellement d’Allemands, dans lequel se trouve la ville de Gdansk (Dantzig), les critères économiques et historiques prennent le pas sur l’argument ethnique. Clip Charleston 9 Mai 1920. Une fillette est hospitalisée au Nord de Paris. L’enfant délire. Elle a de la fièvre. Elle a des bubons. Le diagnostic tombe, implacable : c’est la peste ! Oui, la peste, celle-là même qui a décimé l’Europe. Et dans la capitale, où la maladie n’avait pourtant pas été observée depuis le 17eme siècle. Sauf que désormais, et depuis la fin du 19e siècle, la peste se soigne ! Les médecins se mettent en ordre de bataille… Afin de ne pas alarmer la population, et troubler le commerce international, les autorités décident de tenir le mal secret. Mais les médias l’apprennent, évidemment. Et un sénateur antisémite va profiter de la désinformation pour accuser les immigrés venus de l’Est de l’Europe, en particulier les Juifs, d’avoir apporté la maladie. Toujours cette bonne vieille histoire du bouc émissaire… Ce sont pourtant les rats qui sont le vecteur du bacille. Et c’est chez les chiffonniers, infatigables collecteurs de déchets, que la peste s’est développée. Cette épidémie, rapidement endiguée, va accélérer une prise de conscience : il faut éradiquer les rats, améliorer l’hygiène dans la capitale. Le corps professionnel des chiffonniers va-t-il y survivre ? Prière de Martial Notre-Dame des malades reste au chevet de tous ceux qui souffrent dans le monde, de ceux qui à cette heure ont perdu connaissance et vont mourir, de tous ceux qui sont en réanimation, mais aussi tous ceux qui sont actuellement dans la souffrance à cause d'une autre maladie grave, nous prions, ô Vierge Marie, et nous te les confions. Toutes celles et ceux qui viennent de commencer leur agonie, ceux qui ont abandonné tout espoir de guérison, ceux qui crient et pleurent de douleur, Ceux qui ne parviennent pas à se soigner faute d'argent. Ceux qui cherchent la vérité dans le monde et qui ont tellement du mal à discerner où elle se trouve. La vérité, c'est Jésus, ton divin Fils, et nul autre. Fais-leur connaître Jésus, Marie. Ô Marie, sois présente à ceux qui voudraient tant marcher et qui doivent rester immobiles, ceux qui devraient se coucher et que la misère force à travailler, ceux qui passent de longues nuits à ne pouvoir dormir, Ô Marie, Réconforte ceux que torturent les soucis d'une famille en détresse, ceux qui doivent renoncer à leurs plus chers projets, ceux qui ne croient pas à une vie meilleure, ceux qui se révoltent et maudissent Dieu, tous ceux qui ne savent pas que le Christ a souffert comme eux et pour eux. Amen. Chant final – Avé Maria 10
ET
ET TOI, as-tu révélé au monde…N°9
Ouverture de toutes les émissions Et toi (4mn 32s)
Carillon de Fatima (40s)
Chers auditeurs de Radio Maria et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.
Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?
Rejoignons le diacre Martial Codou qui veux nous parler de quelque chose qui interpelle beaucoup d’auditeurs : l’entrée dans la vieillesse , comment accepter ce déclin de notre vie? Bonjour Martial…
Intervention de Martial N°1 ET Toi N°9 ()
Mes amis , parmi vous, beaucoup de personnes sont âgées et souffrent dans leur vieillesse. Souffrent de solitude aussi. Et je voudrais m'adresser à vous d'une manière particulière aujourd'hui, mais sachez que toutes les autres so toutes les autres auditrices et auditeurs qui sont plus jeunes, et bien cela vous concerne. Parce que le temps passe vite et dans peu de temps, Eh bien vous ferez partie de ces personnes âgées. Eh bien sachez que vous qui commencez à vieillir. Et forcément à perdre un peu de la beauté. Les forces La santé, les amis. Et bien comprenez que Dieu vous fait signe. Il vous dit viens. Tout ce à quoi tu tenais te quitte peu à peu Viens Je peux te rendre au centuple tout ce que tu as perdu. Tu vois bien que tu vis sans tout cela. Et la vie reste toujours belle. Mais elle le serait encore plus. Tu n'avais pas de regret ? Et si tu te tournais résolument vers moi ? Car alors tu trouverais bien plus. Ce que tu as perdu Tu trouveras ce que le monde jamais n'a pu te donner. Ce que les chrétiens du dimanche s'imaginent ne trouver qu'après la mort. Mais que je peux moi te donner des ici bas. La paix, la lumière, la joie, l'amour. Viens, tourne toi vers moi. Ne regarde plus en arrière, ne pleure plus, ne te lamente plus. Tes parents et tes amis morts, tu les retrouveras bientôt près de moi. Tes enfants lointains et oublieux, je les remplacerai par mon amour, de même que tes amis dans le même cas. Tes petits enfants que tu ne vois pas grandir ? Je t'en donnerai d'autres, ce seront les âmes de tous les pêcheurs qu'il faut sauver. Les forces qui déclinent te feront comprendre que l'inaction peut se transformer en prière pour ces pêcheurs. Que je te confie. Tes infirmités acceptées et offertes serviront au rachat de leur âme. Non, ne maudis pas la vieillesse. Sans elle, tu serais privée de toute grâce qui par moi et avec toi, vont sauver le monde.
Merci Martial !
Armée rouge en Marche
En Russie, de plus en plus d’ouvriers et soldats pensent qu’il ne saurait y avoir de conciliation entre l’ancienne société défendue par Lavr Kornilov et la nouvelle. Le putsch et l’effondrement du gouvernement provisoire, en donnant aux soviets la direction de la résistance, renforce l’autorité et accroît l’audience des bolcheviks. Leur prestige se trouve grandi : aiguillonnées par la contre-révolution, les masses se radicalisent, des soviets, des syndicats se rangent du côté des bolcheviks. Le 31 août, le soviet de Petrograd accorde la majorité aux bolcheviks, et élit Léon Trotski à sa présidence le 30 septembre.
Toutes les élections témoignent de cette montée ; ainsi, aux élections municipales de Moscou, entre juin et septembre, les SR passent de 375 000 suffrages à 54 000, les mencheviks de 76 000 à 16 000, les démocrates constitutionnels (KD) de 109 000 à 101 000, alors que les bolcheviks passent de 75 000 à 198 000 voix. Le mot d’ordre « tout le pouvoir aux soviets » dépasse largement les bolcheviks et est repris par des ouvriers SR ou mencheviks. Le 31 août, le soviet de Petrograd et 126 soviets de province votent une résolution en faveur du pouvoir des soviets.
Témoignage du chanoine Formigao :
Cédant à un irrésistible sentiment de curiosité, justifié par des faits aussi extraordinaires, bien que je n'aie pu surmonter la répugnance que j'éprouvais à le faire de peur de paraître donner une importance excessive à ce qui n'était peut-être qu'une ridicule superstition populaire, je décidai de partir pour Fatima avec quelques amis et je pris donc le train du nord le douze de l'après-midi et descendis à Torres Novas, d'où, à l'aube du lendemain, je me rendis en voiture dans cette ville déjà si fameuse.
Mais pour l'amour de la vérité, je ne veux pas conclure sans dire que mes impressions sur ce qui s'est passé ce jour-là à Fatima n'ont pas été encourageantes. Je ne me suis pas approché du lieu des apparitions, je n'ai parlé à personne, restant sur la route à environ trois cents mètres, et j'ai seulement remarqué la diminution de la lumière du soleil, qui m'a semblé être un phénomène sans importance, peut-être dû à l'altitude élevée des montagnes. J'ai donc continué à maintenir une attente prudente, mais bienveillante, comme je l'avais fait depuis les événements du mois d'août, car avant ceux-ci je souffrais invariablement d'incrédulité absolue lorsque j'entendais une référence aux apparitions de Fatima.
Vierge pure en début et en surimpression
«Comme l'heure approchait, j'y suis allée avec Jacinta et Francisco, à travers la foule qui nous laissait difficilement passer. Les chemins étaient noirs de monde. Ils voulaient tous nous voir et nous parler. Les gens avaient mis de côté leur amour propre. De nombreuses personnes, y compris des dames et des messieurs distingués, réussissaient à se frayer un chemin dans la foule qui s'agglutinait autour de nous. Ils venaient se prosterner à genoux devant nous, en nous demandant de présenter leurs requêtes à Notre-Dame. D'autres, qui ne parvenaient pas à arriver jusqu'à nous, imploraient de loin :
_ Par l'amour de Dieu, demandez à Notre-Dame qu'elle guérisse mon fils qui est handicapé.
_ Qu'elle guérisse le mien qui est aveugle.
_ Le mien qui est sourd.
_ Qu'elle me ramène mon mari, mon fils qui est à la guerre, qu'elle convertisse pour moi un pécheur, qu'elle me donne la santé, à moi qui suis tuberculeuse, etc.
Là figuraient toutes les misères de la pauvre humanité et quelques-uns criaient depuis le haut des arbres et des murs où ils étaient montés pour nous voir passer. Disant que oui à certains, tendant la main à d'autres pour les aider à se relever, nous avancions grâce à quelques messieurs qui nous frayaient un chemin au milieu de la foule...
Nous sommes arrivés à la Cova da Iria près du chêne vert et nous avons commencé à réciter le chapelet avec la foule. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame, au-dessus du chêne vert.
_Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. En octobre viendront également Notre-Seigneur, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Carmel et saint Joseph avec l'Enfant-Jésus pour bénir le monde. Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde, portez-la seulement durant le jour.
_Ils m'ont prié de vous demander beaucoup de choses : la guérison de quelques malades, d'un sourd-muet...
_ Oui, j'en guérirai certains, d'autres non. En octobre, je ferai le miracle pour que tous croient.
Puis, commençant à s'élever, elle disparut, comme d'habitude.»
Les paroles prononcées par Notre-Dame avec un visage très triste, lors de l'apparition d'août, impressionnèrent profondément les trois voyants : «Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car de nombreuses âmes vont en enfer du fait que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles.»
Bruits de guerre
Dans le monde, l’humanité ignore encore que le Ciel mène une contre-attaque puissante face au déchainement du mal par l’intercession de notre mère du ciel
la Première Guerre Mondiale s'enlise. Les Américains, fervents pacifistes, refusent d'entrer dans le conflit. Mais la guerre sous marine - meurtrière, menée par les Allemands, fait basculer les Etats Unis. Les Etats Unis ont alors peu de soldats formés, peu de matériel. Mais en moins de 3 mois, ils constituent une incroyable Armada. Qui choisit deux ports principaux pour débarquer en Europe : Brest et Saint Nazaire, le 26 juin 1917. Les Américains débarquent incognito. Mais en quelques heures, la nouvelle se répand. Ils sont enfin là ! Sur les quais, les Nazairiens accueillent les Sammies en héros, en sauveurs. Pendant l'été 17, 200 000 Américains débarquent. Et lancent des travaux gigantesques, notamment au bois Joalland. Saint Nazaire devient, à l'arrière du front, la principale base logistique américaine. En quelques mois, un nouveau port est créé à Montoir de Bretagne, ainsi que 200 kms de nouvelles lignes ferroviaires sur ce qui était un no man's land. Les Nazairiens sont bluffés.
Parmi Les volontaires américains, beaucoup étaient issus des classes aisées, ils avaient l’habitude de venir en vacances en France, ils avaient les moyens financiers, plusieurs possédaient leurs propres avions et souhaitaient s'engager dans l'aviation. En avril 1916, un groupe d'Américains réussit à former, avec l'aide d'officiers français, l'escadrille 124, « l'escadrille américaine » basée sur l'aérodrome de Luxeuil-Saint Sauveur à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône). Par la suite, lorsque le nombre d'Américains volontaires dans l'aviation sera trop important pour une seule escadrille, ils seront versés dans d'autres escadrilles. L'ensemble de ces volontaires est toutefois regroupé sous l'appellation Lafayette Flying Corps.
Elle fut dès lors affectée sur différentes zones de combat dans l’Est de la France.
Dans les tranchées boueuses du front occidental, ces jeunes américains découvrent l’horreur d’un conflit qui ravage l’Europe depuis trois ans. Après des débuts difficiles marqués par des défaites, ils finissent par s’imposer sur le champ de bataille, notamment lors de la redoutable offensive de l’Argonne aux côtés des Français. Cette dernière bataille, surnommée L’enfer de l’Argonne, se solde par une victoire, mais au prix de lourds sacrifices. Parmi les deux millions de soldats américains déployés en France, 53.000 périssent au combat, 234.000 sont blessés et 4500 portés disparus.
Témoignage du chanoine Formigao :
À midi pile, heure astronomique, le soleil a commencé à perdre de son éclat. Il n'est personne qui n'ait remarqué ce fait, qui se répète à la même heure le treize de chaque mois depuis le mois de mai précédent. Peu après, l'aîné des enfants ordonna à la foule de prier.
Je n'oublierai jamais l'impression violente que j'ai ressentie en voyant des milliers de fidèles s'agenouiller et pleurer. Ils prient à haute voix et implorent avec confiance la protection maternelle de la Reine du Ciel. C'est à ce moment-là que de nombreux spectateurs ont vu un ovale, un peu plus grand qu'un œuf, d'un blanc éclatant, dont la partie la plus large était orientée vers le bas, décrire une longue ligne droite dans le firmament. Certains d'entre eux, dont le sérieux ne peut être mis en doute, ont déclaré avoir remarqué une sorte de fleur qui tombait du ciel sans toucher le sol et qui disparaissait lorsqu'elle atteignait une certaine hauteur. L'atmosphère a pris une couleur jaune, peut-être à cause de la diminution de la lumière du soleil.
Ce qui s'est passé pendant ce court quart d'heure n'est jamais oublié, mais il n'est pas facile de le décrire. L'apparition de l'immense foule agenouillée, son attente anxieuse et agitée, la dévotion avec laquelle elle a invoqué la Reine du Ciel et enfin l'auguste solennité du moment ont constitué un spectacle admirable et émouvant.
Dès que le soleil a retrouvé sa lumière habituelle, les enfants, qui étaient toujours restés près de la carraseira et qui affirmaient que la Sainte Vierge leur était apparue pour la cinquième fois, se sont retirés chez eux et, en même temps, les premières vagues de personnes sont parties, se dispersant peu à peu. Les estimations les plus modestes évaluent entre quinze et dix-sept mille le nombre de personnes présentes au moment de l'apparition. Cependant, certains pensaient qu'il y avait plus de vingt mille personnes. Je ne donnerai pas mon avis, mais je n'ai jamais vu autant de personnes réunies. "C'était un beau spectacle.
Être une femme en 14-18.
Imaginez un instant tenir la France à bout de bras ! C’est réellement ce qu’ont vécu nos arrière-grands-mères ! À cette époque, vous êtes nombreuses dans les Hauts-de-France à être femmes de céréaliers, vous devez remplacer votre conjoint aux champs en plus de gérer la ferme et les enfants ! Saisons à après saisons, durant quatre ans, vous apprenez à labourer, semer, récolter, parfois sous les bombardements et en supportant les pénuries.
Vous vous transformez en cheffes d’exploitation. Dans le Nord-Pas-de-Calais, vous êtes quelques-unes à donner un coup de main avec les mineurs qui restent dans les bassins miniers ! "On les appelle les remplaçantes, car elles vont juste remplacer les hommes pendant quatre ans et on va les licencier à la fin de la guerre !",
.Si vous habitez en ville, Lille, Roubaix ou Amiens, dans les usines, vous devenez les fameuses "munitionnettes". Vous fabriquez soit des munitions à la chaîne, dans des conditions dangereuses, soit du textile, des vêtements destinés aux soldats dans le froid des tranchées. Vous n'avez pas les mêmes droits que les hommes ouvriers avant la guerre.
Pas de salaire pour celles d'entre vous que l’on appelle les "anges blancs", surnom donné aux infirmières qui sont principalement des bénévoles. Dans des villes comme Amiens ou Arras, proches du front, vous soignez les blessés dans des hôpitaux souvent improvisés. Quel courage, car vous êtes majoritairement des jeunes femmes qui n’ont jamais vu un corps masculin, encore moins mutilé, blessé, mourant…
Sous l’occupation allemande, dans des villes comme Lille, Cambrai ou Douai, certaines d'entre vous deviennent même des figures de résistance. Vous cachez des soldats, en passant des messages secrets ou simplement en tenant bon, face aux réquisitions et aux privations.
Témoignage du chanoine Formigao :
Afin de compléter les impressions que j'avais recueillies le 13 de ce mois de septembre et de me donner les éléments indispensables pour fonder, dans la mesure du possible, un jugement sain sur les événements qui se déroulent depuis cinq mois à trois kilomètres au nord du village de Fátima, au lieu-dit Cova da Iria, je me suis rendu pour la deuxième fois le 27, dans ce village pittoresque, gracieusement perché sur l'un des contreforts de la majestueuse Serra de Aire.Le révérend curé, que j'ai immédiatement sollicité,n'était pas à la maison, il était sorti de la paroisse et ne devait rentrer que dans la soirée.Regrettant de ne pas pouvoir échanger quelques mots avec lui sur le sujet qui m'a amené là, j'ai décidé de me rendre chez les enfants dans un insignifiant hameau appelé Aljustrel, qui appartient à la paroisse, où se trouvent les modestes maisons des familles des petits bergers.Les deux plus jeunes enfants étaient absents. Je me suis rendue chez l'aînée, où sa mère m'a invitée à entrer et à m'asseoir. A ma question sur l'endroit où se trouvait la fille que je cherchais, elle m'a répondu qu'elle était en train de récolter sur une petite propriété qui lui appartenait et qui se trouvait à deux kilomètres de là.
Quelqu'un est immédiatement allé l'appeler, à la demande de sa mère. Entre-temps, les deux plus jeunes enfants, qui revenaient de la campagne, ont appris par les voisins que je voulais leur parler et sont venus me voir.
Il y a deux entants, un garçon et une fille. La fille est arrivée la première.
Elle s'appelle Jacinta de Jésus, elle a sept ans et est la fille de Manuel Pedro Marto et d'Olímpia de Jesus. Assez grande pour son âge, un peu svelte sans être mince, avec un visage très marqué, un teint foncé, habillée modestement, avec sa jupe à la hauteur des orteils, son apparence est celle d'une enfant saine, montrant une parfaite normalité dans son état physique et moral. Elle a été surprise par la présence d'étrangers, qui voulaient l’interroger Au début, elle était très gênée, répondant par des monosyllabes et un ton de voix presque imperceptible aux questions que je lui posais. Quelques instants plus tard, son frère est apparu, un garçon de neuf ans qui est entré dans la pièce où nous nous trouvions avec une certaine aisance, en gardant sa casquette sur la tête, Je l'ai invité à s'asseoir sur une chaise à côté de moi, il a obéi immédiatement et sans rechigner.
Sans tarder, j'ai commencé à l'interroger sur ce qu'il avait vu et entendu depuis le mois de mai dernier à la Cova da Iria, le 13 de chaque mois, au moment de l'apparition.
Le bref dialogue suivant a eu lieu entre lui et moi.
- Qu'avez-vous vu à la Cova da Iria ces derniers mois ?
- J'ai vu la Vierge.
- Où apparaît-elle ?
- Au sommet d'une charmille.
- Apparaît-elle soudainement ou la voyez-vous venir de quelque part ?
- Je la vois venir du côté où le soleil se lève et se placer sur le buisson.
- Lent ou rapide ?
- C'est toujours rapide.
- Entendez-vous ce qu'elle dit à Lucia ?
- Je n'entends rien.
- Avez-vous déjà parlé à la Dame ? Vous a-t-elle déjà parlé ?
- Non, je ne lui ai jamais rien demandé ; parlez à Lucia.
- Qui regardes-elle, toi et Jacinthe ou seulement Lucie ?
- Elle nous regarde tous les trois, mais plus souvent Lucia.
L’avez-vous déjà vu pleurer ou sourire?
- Ni l'un ni l'autre ; elle est toujours sérieuse.
- Comment est-elle habillée ?
- Elle porte une longue robe et, par-dessus, un manteau qui lui couvre la tête et descend jusqu'au bout de sa robe.
- Quelle est la couleur de la robe et de la cape ?
- Elles sont blanches, avec des rayures dorées sur la robe.
- Quelle est l'attitude de la dame ?
- Celle d'une personne en train de prier. Ses mains sont placées au niveau de la poitrine.
- As-t-elle quelque chose dans les mains ?
- Entre la paume et le dos de sa main droite, des perles pendent sur sa robe.
- Et ses oreilles ?
- On ne voit pas les oreilles car elles sont couvertes par la cape.
- Quelle est la couleur des perles ?
- Elles sont également blanches.
- La dame est-elle jolie ?
- Et oui.
- Plus belle que la fille que tu vois là-bas ?
- Plus belle que toutes celles que j'ai vues.
Après avoir interrogé François, j'ai pris à part Jacinthe qui jouait dans la rue avec d'autres enfants, je l'ai fait asseoir sur un tabouret à côté de moi et je l'ai soumise à un interrogatoire, réussissant à obtenir d'elle des réponses complètes et détaillées, tout comme son frère.
- Avez-vous vu Notre Dame le 13 de chaque mois depuis le mois de mai ?
- Je l'ai vue.
- D'où vient-elle ?
- Elle vient du ciel, du côté du soleil.
- Comment est-elle habillée ?
- Elle porte une robe blanche bordée d'or et une cape blanche sur la tête. Autour de sa taille, un ruban d'or descend jusqu'à l'ourlet de sa robe.
- Porte-elle des bottes ou des chaussures ?
- Elle ne porte ni bottes ni chaussures.
- Elle n'avez donc que des chaussettes ?
- Elle a l'air d'avoir des chaussettes, mais peut-être ses pieds sont-ils si blancs qu'ils ont l'air d'avoir des chaussettes.
- Quelle est la couleur de ses cheveux ?
- On ne voit pas ses cheveux, qui sont couverts par sa cape.
- Avez-elle des boucles d'oreilles ?
- Je ne sais pas, car on ne voit pas non plus ses oreilles.
- Quelle est la position de ses mains ?
- Les mains sont placées au niveau de la poitrine, les doigts pointant vers le haut.
- Les perles sont-elles dans sa main droite ou gauche ?
A cette question, l'enfant répond d'abord qu'ils étaient dans sa main droite, mais ensuite, sur mon insistance, elle est perplexe et confuse, ne sachant pas exactement laquelle de ses mains correspond à celle avec laquelle l'Apparition tenait le chapelet.
- Qu'est-ce que la Sainte Vierge a recommandé le plus fortement à Lucie ?
- Elle nous a dit de prier le rosaire tous les jours.
- Et vous le priez ?
- Je le prie chaque jour avec Francisco et Lucia.
Une demi-heure après la fin de l'interrogatoire de Jacinta Marto, Plus grande et plus nourrie que les deux autres enfants, le teint plus clair, robuste et saine, elle se présenta devant moi avec une aisance qui contrastait singulièrement avec la timidité et l'excès de timidité de Jacinthe. Vêtue comme elle l'est, son attitude et son visage n'expriment aucun sentiment de vanité ou de confusion.
Assise sur une chaise à côté de moi, à mon écoute, elle se prête volontiers aux questions sur les événements dont elle est la protagoniste, sans que je puisse me rendre compte qu'elle est visiblement fatiguée et hagarde du fait des visites incessantes qu'elle reçoit et des enquêtes répétées et prolongées dont elle fait l'objet.
Je commence à interroger la voyante.
- Est-il vrai que Notre Dame vous est apparue au lieudit Cova da Iria ?
- C'est vrai.
- Combien de fois est-elle apparue ?
- Cinq fois, une fois par mois.
- Quel jour du mois ?
- Toujours le treize, sauf en août, lorsque j'ai été arrêté et emmené à la ville (Vila Nova de Ourém) par l'administrateur. Ce mois-là, je ne l'ai vue que quelques jours plus tard, le dix-neuf , sur le site de Valinhos.
- On dit que la Dame vous est apparue l'année dernière également. Qu'en est-il ?
- L'année dernière il n’y a pas eu d’apparition pas même avant le mois de mai de cette année ; je ne l'ai d'ailleurs dit à personne, car ce n'est pas exact.
- D'où vient-elle ? De l'est ?
- Je ne sais pas, je ne la vois venir de nulle part, elle apparaît au-dessus de la charmille et quand elle part, elle prend la direction du point du ciel où le soleil se lève.
- Combien de temps cela prend-il ? Une longue période ou une courte période ?
- Une courte période.
- Suffisamment pour réciter un Notre Père et un Je vous salue Marie, ou plus ?
- Plus, beaucoup plus, mais pas toujours le même temps ; peut-être ne sera-t-il jamais suffisant pour dire le chapelet.
- La première fois que vous l'avez vue, vous n'avez pas eu peur ?
- Oh si, à tel point que j'ai voulu m'enfuir avec Jacinthe et François, mais elle nous a dit de ne pas avoir peur parce qu'elle ne nous ferait pas de mal.
- Comment est-elle habillée ?
- Elle porte une robe blanche qui lui descend presque jusqu'aux pieds et un manteau de la même couleur et de la même longueur que la robe lui couvre la tête.
- La robe n'a pas d'ornements ?
- Sur le devant, on peut voir deux cordons dorés qui descendent du cou et sont reliés par un gland, également doré, au milieu du corps.
- A -t- elle une ceinture ou un ruban ?
- Ce n'est pas le cas.
- Quelle est la main qui tient le chapelet ?
- La main droite.
- S'agit-il d'un chapelet ou d'un rosaire ?
- Je n'ai pas vraiment remarqué.
- Est-il terminé par une croix ?
- Il est se terminé par une croix blanche et les perles sont également blanches. La chaîne est également blanche.
Lui avez-vous déjà demandé qui elle était ?
J'ai demandé, mais elle a dit qu'elle ne le dirait pas avant le treize octobre.
- Vous ne m'avez pas demandé d'où elle venait ?
- Je lui ai demandé d'où elle venait et elle m'a dit qu'elle venait du ciel.
- Et quand lui avez-vous posé cette question ?
- La deuxième fois, le 13 juin.
- A-t-elle souri, était-elle triste ?
Elle ne souriait jamais et n'avait jamais l'air triste, mais était toujours sérieuse.
- A-t-elle recommandé que vous et vos cousins fassiez des prières ?
- Elle nous a recommandé de prier le rosaire en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire afin de parvenir à la paix dans le monde.
- Souhaitait-elle que le 13 de chaque mois, il y ait beaucoup de monde à l'apparition de la Cova da Iria ?
- Elle n’a rien dit à ce sujet.
- Est-il vrai qu'elle vous a révélé un secret en vous interdisant de le révéler à qui que ce soit ?
- C'est exact.
- Est-ce que c'est juste vous ou vos amis ?
- Les trois.
- Ne pouvez-vous pas au moins en parler à votre confesseur ? Elle est restée silencieuse à cette question, l'air un peu perplexe, et j'ai pensé que je ne devais pas insister en répétant la question.
- On dit que, pour échapper au harcèlement de l'intendant le jour de votre arrestation, vous lui avez dit, comme si c'était le secret, quelque chose qui ne l'était pas, le trompant ainsi et vous vantant après coup de lui avoir joué ce tour : est-ce vrai ?
- Non, l'intendant voulait vraiment que je dise le secret, mais comme je ne pouvais le dire à personne, je ne le lui ai pas dit, même s'il a beaucoup insisté. Ce que j'ai fait, c'est lui dire tout ce qu’elle m'as dit, sauf le secret, et c'est peut-être pour cela qu'il a cru que je lui avais dit le secret aussi. Je ne voulais pas le tromper.
- Madame vous a-t-elle dit d'apprendre à lire ?
- Oui, elle l'a fait, la deuxième fois qu'elle s'est présentée.
- Mais si elle vous dit qu'elle vous emmènera au paradis en octobre prochain, à quoi cela vous servirait-il d'apprendre à lire ?
- Ce n'est pas vrai : la Dame n'a jamais dit qu'elle m'emmènerait au Ciel en octobre et je n'ai jamais prétendu qu'elle m'avait dit une telle chose.
- Que vous a-t-elle dit qu'il fallait faire de l'argent que les gens déposent dans la Cova da Iria, au pied du chêne vert ?
- Elle nous a dit de le mettre sur deux plates-formes, moi, Jacinthe et deux autres filles portant l'une d'elles, et François, avec trois autres garçons, portant l'autre, jusqu'à l'église paroissiale. Une partie de l'argent irait au culte et à la fête de Notre-Dame du Rosaire et l'autre partie aiderait à construire une nouvelle chapelle.
- Où la Dame veut-elle que la chapelle soit construite ? Dans la Cova da Iria ?
- Je ne sais pas : elle ne l'a pas dit.
- Es-tu heureux que la Vierge te soit apparue ?
- Oui.
- La Vierge viendra-t-elle seule le 13 octobre ?
- Saint Joseph vient aussi avec l'Enfant et la paix sera accordée au monde.
- La Vierge a-t-elle fait d'autres révélations ?
- Elle a déclaré que le 13 octobre, elle ferait croire aux gens qu'elle apparaissait vraiment.
- Pourquoi baissez-vous souvent les yeux et cessez-vous de regarder la Dame ?
- C’est qu'elle aveugle parfois.
- Vous a-t-elle enseignée des prières ?
- Elle nous en a enseignée une et veut que nous le récitions après chaque mystère du rosaire.
- Connaissez-vous cette prière par cœur ?
- Je sais.
- Quelle est-elle?
- Mon Jésus, pardonnez-nous, libérez-nous des feux de l'enfer et soulagez les âmes du Purgatoire, emmenez au Ciel toutes les petites âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin
Dès que je l'ai pu, j'ai analysé consciencieusement cette prière jaculatoire qui me semblait, dans sa deuxième partie - "emmenez au Ciel toutes les petites âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin" - manquer de sens théologique. J'ai admis qu'il y avait eu une interprétation moins exacte de la part des voyants, des enfants grossiers et ignorants. L'expression "alminhas" est bien connue au Portugal et désigne les âmes du purgatoire. Nous vivions au milieu de la Grande Guerre, qui emportait tant de vies, jour après jour, et les âmes se présentaient devant Dieu mal préparées. C'est pourquoi la forme la plus appropriée m'a semblé être celle-ci : "Mon Jésus, pardonnez-nous, délivrez-nous des feux de l'enfer. Soulagez les âmes du Purgatoire, surtout les plus abandonnées. C'est ainsi que je lui ai donné cette possibilité, et qu'elle est connue partout. Plus tard, la révélation de la première partie du secret, consignée dans les manuscrits de Sœur Lucie - la vision de l'enfer et les détails intimes de cette apparition - a été révélée. - a permis de donner une interprétation correcte à la jaculatoire transmise par les enfants.
Intervention de Martial N°2 - ET Toi N°9 ()
Esprit Saint, assiste-moi chaque jour dans mon chemin de conversion, de purification, de guérison, et d'Union à Dieu. Je te prie, Seigneur de m'accorder la grâce et face à mes grandes faiblesses, de la proportionner à mes besoins. Afin que dorénavant et à jamais, j'ajuste librement et amoureusement ma volonté à ta volonté. Aujourd'hui, Seigneur Jésus Christ, je fais alliance avec toi. Je te donne toutes mes clés. Celle de ma maison, de ma voiture et de tout ce qui m'est cher. Je te confie mon activité. Mes projets et mes désirs. Viens régner sur toute ma vie, Jésus Christ. Je te mets à la première place. Je te donne mon cœur, mes mains, mes yeux, mes pieds. Toutes les parcelles de mon être, tous mes sens, mes pensées et ma volonté. Je suis à toi pour l'éternité. Je te confie ma famille. Je te confie toute mon ascendance et toute ma descendance. Jésus, Roi d'amour, sois le roi dans ma famille que je dépose dans ton cœur. Je prends la ferme résolution chaque jour de te louer et de proclamer ta victoire.J'en appelle à l'intercession de tous mes frères en Christ, du monde visible et invisible en ta sainte église d'aujourd'hui, à travers radio Maria et le monastère invisible de Saint Jean-Paul 2.
…Merci Martial, la suite le mois prochain toujours pour l’année 1917 avec une nouvelle intervention du Ciel dans ce conflit horrible, le Miracle du soleil afin que le monde croit !Appelez ou écrivez à Radio Maria, si vous avez des questions sur Fatima et le Monastère invisible de Saint Jean Paul II.
Chant final - Ave Maria.