L'appel du message de Fatima

Appel du message de Fatima N°38 du 23 Mai 2026

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           Bonjour Sandra, et bonjour à vous tous chers auditeurs de Radio Maria.

Nous nous retrouvons pour cette émission sur l’appel du message de Fatima d’après les écrits de Sœur Lucie, depuis le Carmel de Coimbra au Portugal. Pour ces deux dernières émissions, nous allons vous présenter la synthèse de ces quatre années passées ensembles!

Commençons par prier le Seigneur, et notre Mère du Ciel.

Au nom du Père et du Fils et du St Esprit Amen

1 Notre père, 1 je vous salue Marie. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit…

Pourquoi le Seigneur a-t-il choisi ces trois humbles enfants afin de réaliser ses desseins par leur entremise? Voilà une des questions que vous m’avez souvent posées et à laquelle je vais tenter de vous répondre:

C'étaient deux familles chrétiennes, liées entre elles par les liens de parenté les plus étroits. Ces deux familles vivaient tellement unies que les enfants se sentaient aussi à l'aise chez leur oncle et leur tante que chez eux , et ils mangeaient avec le même plaisir, dans l'une ou l'autre maison, la collation juste sortie du four, du pain encore chaud et farci avec de la sardine fraîche venue de Nazaré, des morceaux de morue salée ou des rondelles de saucisson pris dans la réserve destinée à la consommation de toute l'année.

Presque tout le village vivait dans une telle union qu'il semblait être une seule famille! Tous savaient quel était le trou du mur où la maîtresse de maison, quand elle s'absentait, laissait la clé de la porte. Ce petit hameau d'Aljustrel, qui comptait alors trente-trois familles à peine, se trouve dans la Serra d'Aire, et dépend de la paroisse de Fatima, dans le canton de Vila Nova de Ourem, au diocèse de Leiria, diocèse qui, à l'époque, avait été supprimé pour être rattaché au Patriarcat de Lisbonne. Je ne sais s'il y avait une seule personne, même parmi les plus âgées, à se souvenir d'avoir vu dans les parages, l'habit rouge d'un Prélat, ou d'avoir reçu le sacrement de la Confirmation.

Leurs foyers étaient bénis par le sacrement du Mariage, et la fidélité conjugale était entièrement respectée. Ils acceptaient tous les enfants que le Seigneur voulait leur donner, non comme un fardeau mais comme un don par lequel Dieu enrichissait leurs maisons. C'était une vie de plus qui prolongeait la leur pour les temps à venir. C'était une fleur de plus qui allait éclore dans leur jardin, le parfumer, le réjouir de ses arômes variés et des couleurs d'une jeunesse fraîche et souriante. C'était une âme de plus que Dieu confiait à leurs soins, afin qu'en la conduisant par les chemins du Ciel elle devienne un membre de plus du Corps Mystique du Christ et un chant de plus à la gloire éternelle.

Ils étaient donc attentifs à emmener leurs enfants sur les fonts baptismaux pour effacer de leur âme la tâche du péché originel et pour les rendre chrétiens, fils de Dieu et héritiers du Royaume des Cieux. Le baptême, qui avait lieu au plus tard huit jours après la naissance, était l'occasion d'une grande fête pour toute la famille. Tous se réunissaient pour se réjouir avec les parents, qui avaient été honorés par un nouveau don de Dieu. A Aljustrel, c'est sur les genoux paternels et dans les bras maternels que les enfants apprennent à prononcer le saint nom de Dieu, à lever leurs petites mains innocentes pour prier le Père du Ciel. Et également à connaître cette autre Mère qui, tenant dans ses bras l'Enfant Jésus, les accueille eux aussi avec la même tendresse.

 Car elle est également leur Mère, et bien plus puissante, plus sainte et plus belle que celle qui, sur terre, les berce dans leur petit lit. Dans ces âmes délicates, pures et innocentes, grandit ainsi la lumière de la foi avec un tel éclat qu'elle rayonnera plus tard pendant toute leur vie, sur tous leurs chemins.

L’Appel à la Foi: Mon Dieu je crois

Le premier appel que Dieu nous adresse ici par son envoyé est un appel à la Foi: Mon Dieu, je crois! La foi est à la base de toute la vie spirituelle. C'est par la foi que nous croyons en l'existence de Dieu, en son pouvoir, en sa sagesse, en sa miséricorde, en son œuvre rédemptrice, en son pardon et en son amour de Père. C'est par la foi que nous croyons à l'Eglise de Dieu, fondée par Jésus Christ, et à la Doctrine qu'elle nous transmet et par laquelle nous seront sauvés. C'est la lumière de la foi qui guide nos pas et nous conduit par la voie étroite qui mène au Ciel. C'est par la foi que nous voyons le Christ dans nos frères, que nous les aimons, les servons et les aidons quand ils en ont besoin. C'est encore par la foi que nous vient la certitude que Dieu est présent en nous et que nous sommes toujours sous son regard. C'est ce regard de Lumière, tout-puissant et immense, qui s'étend partout, qui voit tout, qui pénètre tout, avec la netteté unique et exclusive du Soleil Divin. Devant celui-ci, le soleil, que nous voyons et qui nous éclaire, n'est qu'un pâle reflet, une faible étincelle émanant de la Lumière de l'Etre immense qu'est Dieu. Ce que je viens de vous dire n'est pas une nouveauté, saint Jean le dit déjà au début de son Evangile. Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie(Jn 1). Dans ce passage, saint Jean nous parle de l'Etre éternel du Verbe de Dieu, il nous dit que tout a été créé par Lui, tout a reçu de Lui son être propre. En vertu de son pouvoir, de sa bonté et de sa sagesse infinie, Dieu communique à tout ce qui existe les dons nécessaires pour subsister. Tout dépend donc de Lui, et sans Lui rien ne peut continuer à exister.

L’Appel à l’Adoration: Mon Dieu J’adore.

Le deuxième appel que Dieu nous adresse par son envoyé est un appel à l’Adoration: Le Message attire notre attention sur le premier commandement de la Loi de Dieu, ‘’Je suis le Seigneur, ton Dieu. Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi. Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car moi le Seigneur, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux’’ (Ex 20). Et il dit dans un autre passage: ‘’Vous servirez le Seigneur votre Dieu, alors je bénirai ton pain et ton eau et je détournerai de toi la maladie’’(Ex 23).

Par cette Loi, Dieu nous ordonne de l'adorer, et lui seul, parce que lui seul est digne d'être adoré par ses créatures. Il nous interdit d'ériger en idoles les choses qui ont été créées par lui et qui sont plus impuissantes que nous: elles ne peuvent rien et n'ont aucune valeur; il nous interdit donc de leur rendre un culte ou de les adorer.

Mais il ne faut pas confondre ces idoles, dont Dieu fait mention ici, avec les images du Christ, de Notre Dame et des Saints. Nous ne rendons et ne devons rendre un culte d'adoration à aucune de ces images. Nous les aimons seulement pour ce qu'elles représentent et ce qu'elles nous rappellent; comme nous aimons la photo de nos parents, de nos frères et de nos amis: nous les posons chez nous dans les endroits les plus en vue pour mieux les voir et pour que ceux qui nous rendent visite les aperçoivent et s'en souviennent aussi. Les images de Jésus Christ, de Notre Dame et des Saints, nous les aimons parce qu'elles nous rappellent les personnes qu'elles représentent, leurs vertus, leur doctrine. Elles nous incitent à suivre leur exemple.

L’Appel à l’Espérance: Mon Dieu J’espère

Le troisième appel que Dieu nous adresse ici par son envoyé est un appel à l’Espérance: Toute notre espérance doit être mise dans le Seigneur, parce qu'il est le seul vrai Dieu, parce qu'il nous a créés avec un éternel amour et nous a rachetés, en nous envoyant son propre Fils, Jésus Christ, Dieu et Homme véritable, qui a souffert sa passion et qui est mort pour notre salut.

C'est ce que nous affirme l'Evangile de saint Jean, quand il rapporte ces paroles de Jésus Christ à Nicodème: Tu es Maître en Israël, et ces choses-là, tu ne les saisis pas?  En vérité, en vérité, je te le dis, nous parlons de ce que nous savons et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous n'accueillez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel? Nul n'est monté au ciel, hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, afin que celui qui croit, ait en lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par son entremise. Qui croit en lui n'est pas jugé, qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et tel est le jugement, la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises (Jn3,10).

Ce texte sacré nous dit quel doit être le motif de notre espérance. Ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme, afin que celui qui croit, ait en lui la vie éternelle. Les Israélites, blessés à mort et regardant le serpent dressé sur le poteau, recouvraient la vie, cela sera encore plus vrai pour nous, si nous savons lever notre regard avec foi et confiance vers le Christ, élevé sur le bois de la croix, si nous savons unir à la croix du Christ notre propre croix, nos labeurs, nos fatigues, nos contrariétés, nos douleurs et nos angoisses, avec un vif regret de nos péchés et la ferme intention de ne plus les commettre. Notre confiance sera récompensée par la promesse du Christ. Afin que celui qui croit, ait en lui la vie éternelle.

L’Appel à participer à l’Eucharistie.

Cet appel, que le Message nous adresse, est bien explicite dans l'Evangile, mais par beaucoup de personnes il est mal compris, oublié, mis de côté et, ce qui est plus triste, outragé. Quand Jésus Christ a manifesté son intention de rester avec nous dans l'Eucharistie pour être notre nourriture spirituelle, notre force et notre vie, les pharisiens se sont scandalisés et n'y ont pas cru. Mais le Seigneur a insisté: ‘’Moi, je suis le pain de vie. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour toujours. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde’’. Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous» (Jn 6). Selon ces paroles, il est clair que si nous ne nous nourrissons pas de la Sainte Eucharistie, nous n'aurons pas en nous la vie de la grâce, la vie surnaturelle, qui dépend de notre union avec le Christ par la communion à son Corps et son Sang. C'est pour cela qu'il est resté avec nous dans l'Eucharistie: pour être notre aliment spirituel, notre pain de chaque jour, qui nourrit en nous la vie surnaturelle.

Mais, pour pouvoir nous nourrir de ce Pain, nous devons être dans la grâce de Dieu, comme nous en avertit saint Paul « J'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi. "De même, après le repas, il prit la coupe, en disant: "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. "Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps» (1 Co 11).

Vierge Pure 1

L’Appel au Pardon

Aussitôt après l'appel à la charité, le Message nous demande le pardon: il nous amène à demander à Dieu pardon pour nos frères et aussi pour nous; pour ceux qui n'ont pas la foi et pour ceux qui croient; pour ceux qui n'adorent pas et pour ceux qui s'inclinent devant Dieu; pour ceux qui n'espèrent pas et pour ceux qui ont confiance; pour ceux qui n'aiment pas et pour ceux qui pratiquent la charité. Jésus Christ, dans ce qu'on appelle la prière dominicale, nous a appris à demander: «Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés» (Mt 6). Comme nous le voyons, nous ne pouvons obtenir de Dieu le pardon sans avoir d'abord pardonné à nos frères; nous ne pouvons donc pas éprouver du ressentiment, de la mauvaise volonté, de l'aversion et, moins encore, des désirs de vengeance pour quelque offense que ce soit, grande ou petite, que nous ayons reçue de notre prochain. Notre pardon doit être généreux, total et capable de sacrifice, en ce sens qu'il faut nous vaincre nous-mêmes. Il sera nécessaire de faire taire en nous le cri de la révolte, de calmer notre nervosité, de garder fermement le contrôle de notre caractère et de réduire le bouillonnement de notre amour-propre offensé, un amour de nous-mêmes qui se sent blessé et irrité, que ce soit avec raison ou non.

L’Appel aux Sacrifices:

Cet appel au sacrifice, que Dieu nous adresse ici, nous le retrouvons dans beaucoup de passages de l'Ecriture Sainte. Il semble même peut-être inutile de le rappeler ici; mais ce ne sera pas en vain, car nous oublions et négligeons d'observer ce grand devoir.

Dans l'Ancien Testament, les prêtres avaient l'habitude d'offrir à Dieu des sacrifices pour eux-mêmes et pour le peuple, des sacrifices d'animaux qu'ils immolaient comme des victimes de propitiation. Mais ces victimes étaient seulement des figures du sacrifice du Christ, qui devait être la vraie victime offerte au Père pour les péchés de l'humanité. Ce sacrifice du Christ, qui a mis fin à ces figures, devait se perpétuer en remplaçant les sacrifices de l'Ancienne Alliance. Et nous l'avons aujourd'hui quotidiennement sur l'autel de la Célébration Eucharistique, répétition non sanglante du sacrifice de la Croix.

Mais cela ne suffit pas, car, comme le dit saint Paul (Col 1 ,24), il faut compléter en nous-mêmes ce qui manque à la Passion du Christ, puisque nous sommes membres de son Corps Mystique. Or, quand un membre souffre, tous les autres membres souffrent avec lui. Et quand un membre se sacrifie, tous les autres membres participent à ce sacrifice. Si un membre est malade et si le mal est grave, même si le mal est localisé, tout le corps souffre et meurt. C'est la même chose dans la vie spirituelle. Nous sommes tous malades, nous avons tous beaucoup de défaillances et de péchés. Nous avons donc tous le devoir, en union avec la victime innocente qui est le Christ, de nous sacrifier en réparation pour nos péchés et pour ceux de nos frères, car nous sommes tous membres du même et unique Corps Mystique du Seigneur.

Appel à l'intimité avec la Très Sainte Trinité

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, je vous adore profondément.

Ici le Message propose à notre foi et à notre adoration le mystère du Dieu un et trine en ses personnes: Père, Fils et Saint Esprit; il nous propose le mystère de la Très Sainte Trinité: un seul Dieu et trois Personnes distinctes.Il s'agit d'un mystère qui nous a été révélé et que nous ne parviendrons à comprendre parfaitement qu'au Ciel. Nous y croyons parce que Dieu l'a révélé et nous savons que notre compréhension limitée est très éloignée du pouvoir et de la sagesse de Dieu.

Dans l'œuvre de la création, sortie du pouvoir créateur de Dieu, nous voyons tant de choses merveilleuses dont la réalisation nous échappe également, que nous pouvons voir en elles comme une image de ce Mystère offert par Dieu à notre considération.

Ainsi, par exemple, chaque individu est une seule personne, mais en lui il y a plusieurs choses distinctes: quelques-unes d'ordre naturel, d'autres d'ordre surnaturel. Nous sommes un corps: matière formée par Dieu à partir de la glaise, et ce corps se nourrit des produits de la terre, d'où il a été tiré et à laquelle il retournera.

Mais la vie de notre corps est l'âme, un être spirituel, créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, comme le dit la Sainte Ecriture: Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1 ,27). Et l'Ecriture explique ensuite: Le Seigneur Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant (Gn 2,7). Notre âme est donc un être spirituel créé par le souffle de Dieu: elle est immortelle. Tant qu'elle reste unie à notre corps, nous sommes un être vivant, mais quand notre corps cesse tout à fait de coopérer à l'action de l'âme, celle-ci l'abandonne et s'envole vers l'Être qui l'avait créée comme un souffle venant de lui; elle s'envole vers Dieu, comme attiré par son centre de gravité. Le corps, abandonné par l'âme, reste sans vie et retourne à la terre d'où il a été tiré.

L'âme emmène avec elle les dons qu'elle a reçus de Dieu: l'intelligence, la mémoire, la volonté, etc. Et bien que le cadavre reste avec ses organes naturels en bon état, il ne voit plus, ne parle plus, ne bouge plus, ne comprend plus, ne raisonne plus. Avant, c'était un être qui pensait, qui vivait; après, c'est un être inerte, sans action, qui se corrompt et disparaît dans la pourriture du tombeau.

Appel à la prière quotidienne du chapelet

Notre Dame termine son Message de ce 13 mai 1917 en disant, Récitez le chapelet tous les jours, pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.

Pourquoi Notre Dame nous a-t-elle demandé de prier le chapelet tous les jours et ne nous a-t-elle pas demandé de participer chaque jour à la Sainte Messe?

Il s'agit d'une question qui m'a été souvent posée et à laquelle j'aimerais répondre ici. Je n'ai pas la certitude absolue de la réponse, car Notre Dame n'a pas donné d'explications et je n'ai pas eu l'idée de lui en demander. Je dis donc simplement ce qui me semble bon et ce que je peux comprendre à ce sujet. En effet, l'interprétation du sens du Message, je la laisse entièrement à la Sainte Eglise, parce que c'est à elle qu'il appartient de la proposer, humblement et de bon gré je me soumets à tout ce qu'elle dira et voudra rectifier, améliorer ou déclarer.

Au sujet de cette question, je crois que Dieu est Père et, en tant que Père, il s'adapte aux besoins et aux possibilités de ses enfants. Or, si Dieu, par l'entremise de Notre Dame, nous avait demandé de participer et de communier chaque jour à la Sainte Messe, il est certain que beaucoup auraient dit, avec raison, que cela ne leur est pas possible. Quelques-uns à cause de la distance à parcourir pour aller à l'église la plus proche où on célèbre l'Eucharistie, d'autres parce que leurs occupations, leur devoir d'état, leur emploi, leur état de santé, etc. ne le leur permettent pas. Au contraire, la prière du chapelet est accessible à tous, pauvres et riches, savants et ignorants, grands et petits.

Appel à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie

Onzième appel du Message: «Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé»

Établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie veut dire amener les gens à une totale consécration, à la conversion, au don, à l'affection intime, à la vénération et à l'amour. C'est donc dans cet esprit de consécration et de conversion que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Nous savons tous ce que représente dans une famille le cœur de la mère: c'est l'amour! En effet, c'est l'amour qui pousse la mère à s'empresser auprès du berceau de son enfant, à se sacrifier, à se donner, à courir défendre son enfant. Tous les enfants font confiance au cœur de leur mère, et tous savent qu'ils ont en lui une place d'intime prédilection. C'est la même chose avec la Vierge Marie. Le Message l'exprime ainsi: «Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu'à Dieu». Le Cœur de Marie est donc pour tous ses enfants le refuge et le chemin vers Dieu.

Ce refuge et ce chemin ont été annoncés par Dieu à toute l'humanité, aussitôt après la chute. Au démon, qui avait tenté les deux premiers êtres humains et qui les amena à désobéir à l'ordre divin qu'ils avaient reçu, le Seigneur a dit: «Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t'écrasera la tête et tu l'atteindras au talon». Le nouveau lignage qui naîtra de cette femme, selon ce que Dieu a annoncé, triomphera dans la lutte contre le lignage de Satan jusqu'à ce qu'elle lui écrase la tête. Marie est la Mère de ce nouveau lignage, comme si elle était un nouvel arbre de vie, planté par Dieu dans le jardin du monde, afin que tous ses enfants puissent se nourrir de ses fruits.

Appel à la considération de la vie éternelle.

Nous ambitionnons tous de conserver la vie temporelle qui est passagère, avec ses journées, ses années, ses travaux, ses joies, ses peines et ses douleurs. Mais comme nous pensons peu à la vie éternelle! Et cependant, elle est la seule vraiment décisive et qui dure toujours.

Dieu, en créant les êtres humains, leur a donné comme destin la vie éternelle par la participation à sa vie divine. C'est pourquoi, Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa (Gn 1,27). L'Ecriture explique: Le Seigneur Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant (Gn 2,7). Nous voyons ici que le corps humain a été tiré de la glaise, mais la vie, l'homme l'a reçue de l'Etre même de Dieu, du souffle créateur de ses lèvres. Notre âme est donc un être spirituel qui participe à la vie de Dieu et est immortelle. Quand le corps est réduit à l'impossibilité absolue de coopérer à l'action de l'âme, celle-ci l'abandonne et s'envole vers son centre d'attraction qui est Dieu. Notre participation à la vie éternelle se jouera entre deux réalités très différentes: ou le Ciel ou l'enfer.

Dans l'appel à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, nous avons vu qu'il y a deux lignages différents, entre lesquels l'inimitié règne et qui donc s'opposent: le lignage de Satan, qui entraîne sur le chemin du péché, et le lignage du Cœur Immaculé de Marie qui, en tant que Mère des fils de Dieu, les mène au chemin de la vérité, de la justice et de l’amour. Parce que Dieu est Amour, tous ses fils se caractérisent par l'amour! Et, tandis que les fils de Dieu s'élèvent par le chemin de l'amour à la possession du bonheur éternel dans le Royaume de Dieu leur Père, le lignage de Satan, à cause de la turpitude du péché, descend à l'abîme du supplice éternel.

Dans le monde, l'incrédulité de ceux qui nient ces vérités ne manque pas, mais celles-ci n'en continuent pas moins d'exister du fait qu'elles sont niées; et leur incrédulité ne les délivre pas des affres de l'enfer si leur vie de péché les y conduit.

Vierge Pure 2

Appel à l'apostolat

Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles (Notre Dame, 19 août 1917).Dans ce passage, le Message nous demande l'apostolat auprès de nos frères. L'apostolat est la continuation de la mission du Christ sur terre; nous devons coopérer avec le Christ dans son œuvre de Rédemption, pour le salut des âmes. Il y a l'apostolat de la prière, sur lequel tout autre apostolat doit reposer afin d'être efficace et fécond; il y a l'apostolat du sacrifice: c'est celui qu'accomplissent ceux qui s'immolent et qui renoncent à eux-mêmes en vue du bien de leurs frères; et il y a l'apostolat de la charité, qui est la vie du Christ reproduite en nous par le don de nous-mêmes à Dieu, au service de notre prochain. En premier lieu, nous avons l'apostolat de la prière. Prier en union avec le Christ pour le salut de nos frères. Jésus Christ continue à prier sur la terre dans le sacrement de l'autel, où il s'offre continuellement au Père comme victime de propitiation pour le salut des hommes. C'est par notre union au Christ, dans l'Eucharistie, que notre prière s'élève jusqu'à Dieu pour le salut de nos frères. Dans ce domaine de l'apostolat, nous avons tous une mission à accomplir, qui nous a été confiée par Dieu: nous sommes tous responsables de notre prochain. Par le Baptême, nous participons au sacerdoce du Christ Sauveur, tout comme nous sommes devenus membres de son Corps Mystique, avec une place et des devoirs qui nous incombent. Les hommes n'ont pas été créés comme des étrangers les uns envers les autres, appelés à s'ignorer éternellement. Ils sont des êtres solidaires et des frères qui s'aiment, s'entraident et se réunissent autour du Père qui, chaque jour, veille à leur nourriture et à leur vêtement; de lui, ils reçoivent la même bénédiction et ils s'orientent vers la même destinée, la Maison du Père.Le véritable apostolat consiste dans cette union des fils avec leur Père du Ciel: elle est grâce et porte du salut. Voici ce que dit la prière sacerdotale du Christ: ‘’Père saint, garde-les dans ton Nom que tu m'as donné, pour qu'ils soient un comme nous. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans ton Nom que tu m'as donné. J'ai veillé et aucun d'eux ne s'est perdu, sauf le fils de perdition’’ (Jn 1 7, 11-12).

Ces paroles de Jésus nous aident à ne pas nous décourager quand nous rencontrons sur notre chemin quelques fils de la perdition qui résistent à la grâce, à la ténacité de notre charité, de nos efforts, de nos sacrifices et de nos prières. Ce sont les fils de l'autre lignage, que Satan entraîne dans des chemins de perdition.

Appel à cesser d'offenser Dieu

«Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre Seigneur, qui est déjà trop offensé» (Notre Dame, 13 octobre 1917).

Cet appel, que le Message nous adresse, attire encore une fois notre attention sur l'observance du premier de tous les commandements de la Loi de Dieu, c'est-à-dire l'Amour de Dieu. Le précepte d'aimer Dieu n'est pas seulement le premier des commandements par la grandeur unique de son Destinataire, mais aussi parce que cet Amour doit nous conduire à accomplir fidèlement tous les autres préceptes.

Dieu, parlant à son peuple par l'intermédiaire de Moïse, a dit ‘’Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton Cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. Que ces paroles que je te dicte aujourd'hui restent dans ton cœur! Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout; tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau; tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes’’ (Dt 6,4-9).

L'observation des commandements est le sens du Message: Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre Seigneur. Nous savons tous que c'est par le péché que nous offensons Dieu, en manquant à ce commandement de l'amour que nous lui devons à lui, à notre prochain et à nous-mêmes. Oui, à nous-mêmes, parce que nous nous portons un grave préjudice, sans peut-être le savoir ni le sentir.

Nous offensons Dieu, parce que nous transgressons ses préceptes, puisqu'ils sont tous une manifestation de Son Amour envers nous. Comme l'amour d'un père qui prend son fils par la main et lui montre le chemin à suivre pour obtenir le bonheur et hériter de ses biens. Si le fils devient indocile et rebelle, s'il méprise les enseignements paternels, il est clair qu'il blesse et offense son père au point le plus délicat de son cœur: l'Amour.

Quand, nous aussi, nous méprisons ou transgressons les commandements de Dieu, il est évident qu'il se sent blessé et offensé dans ce qu'il a de plus grand, Son Amour paternel, cet amour par lequel il nous a créés, entourés d'attention et de marques d'affection en nous prodiguant de bonnes choses et en pensant à notre bien, cet amour aussi par lequel il nous a rachetés du péché, nous a ouvert les portes du Ciel et nous donnera part à l'héritage de son Royaume. C'est pourquoi tout péché est une offense à Dieu notre Père et un mépris de Son Amour, puisque nous préférons le péché à l'Amour que nous devons à Dieu et à la possession de son Royaume, alors que nous savons que le péché nous en fait perdre le droit.

Appel à la sanctification de la famille

Dieu a voulu conclure son Message à Fatima, au mois d'octobre 1917, par trois apparitions que je crois être autant d'appels qui nous sont adressés pour que nous y réfléchissions au cours de notre pèlerinage sur cette terre. Pendant que le peuple, stupéfait, regardait le disque solaire devenir tout pâle devant la lumière de la présence de Dieu, les humbles enfants ont vu à côté du soleil trois apparitions différentes et, pour nous, pleines de sens.

Je ne sais pas si les théologiens et les penseurs de l'Eglise ont déjà attribué à ces apparitions un sens ou une interprétation spéciale; je suis sûre qu'ils sauront le faire, dans des termes plus précis et dictés par la doctrine sacrée. Ici, je le fais simplement pour répondre à ce qui m'a été demandé, et selon ce que me permettent mon humble ignorance et ma pauvreté. Je vais donc dire ce que Dieu, me semble-t-il, a voulu nous indiquer par ces trois manifestations. La première a été l'apparition de la Sainte Famille: Notre Dame et l'Enfant Jésus dans les bras de saint Joseph, bénissant le peuple. En ces temps où la famille est si souvent mal comprise sous la forme établie par Dieu, et où elle est attaquée par des doctrines erronées et opposées à la finalité pour laquelle le Divin Créateur l'a instituée, est-ce que Dieu n'aurait pas voulu attirer notre attention sur l'objectif qui a été le sien en instituant la famille dans le monde? Dieu a confié à la famille une mission sacrée de coopération avec lui dans l'œuvre de la création. Cette décision de vouloir associer ses pauvres créatures à son œuvre créatrice est une grande manifestation de la bonté paternelle de Dieu: il veut ainsi les rendre participantes à son pouvoir créateur; il veut se servir de ses enfants pour la multiplication de nouvelles vies, afin qu'elles fleurissent sur la terre avec une destinée céleste.

L’appel à la perfection de la vie chrétienne.

Dans la deuxième manifestation du 13 octobre, Notre Seigneur s'est montré comme Homme parfait, et Notre Dame comme Notre Dame des Douleurs.

Que signifie cette apparition? Je ne le sais pas avec une certitude absolue. Mais je dis ce que je pense et ce que Dieu m'a fait comprendre, quand je médite sur ces événements. Il se peut que la Sainte Eglise leur donne un autre sens ou une autre interprétation. Le jour où il en sera ainsi, je donnerai mon plein accord. Donc, à mon humble avis, je dis que cette apparition est un appel à la pratique de la vie chrétienne, telle que Jésus Christ et sa Mère l'ont vécue sur terre, nous apprenant, par leurs exemples et leur doctrine, à suivre leurs pas.

Comme preuve de sa divinité, Jésus Christ nous a laissé les œuvres qu'il a accomplies et qui l'attestent. Nous allons donc voir brièvement ces œuvres, parce qu'elles nous confirment dans la certitude qu'il est vraiment notre Maître, le guide de nos pas et l'exemple que nous devons reproduire.

Jésus a vécu dans le monde comme un homme parfait, qui a fait en tout, la volonté du Père. Ce sont ses paroles: Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors; car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Or c'est la volonté de celui qui m'a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6). Ainsi, la raison pour laquelle Jésus est venu dans le monde est celle-ci: faire la volonté du Père.

Ave Maria!

Merci Lucie pour nous avoir laissé tous tes écrits, ils nous sont très utiles aujourd’hui.

Le Saint-Père nous demande de revenir sur la prière la plus familière et la plus intime du peuple de Dieu, le, Je vous salue Marie, particulièrement sur la demande, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs. Marie répond toujours à cette invocation, elle écoute nos demandes, nous bénit avec son Fils dans les bras, nous apporte la tendresse de Dieu fait chair.

Je vous salue Marie….   Nous vous donnons rendez-vous le samedi 27 Juin à 10h10, pour notre dernière émission dans laquelle nous terminerons la synthèse des quatre années passées ensemble - Prions le Seigneur, pour que nous aidions nos frères dans la +souffrance, afin que celle-ci change de signe: au lieu d’être source de révolte elle devient chemin de rédemption.

Prions ensemble avant de nous quitter, afin de réaffirmer notre Foi, Je crois en Dieu, 

En faisant le signe de la Croix lentement, rappelons-nous la Mort et la Résurrection du Christ avec respect et adoration pour Son Sacrifice.

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen.

Apparition audio fin - Vierge Pure 3