Et Toi, as tu révélé au monde?

ET TOI, as-tu révélé au monde…N°17

             

                                  ET TOI, as-tu révélé au monde…N°19 – 22/05/26

Ouverture de toutes les émissions Et toi (4mn 32s)

Carillon de Fatima (40s)

Chers auditeurs de Radio Maria et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.

Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?

L’armée rouge en marche

Extrait audio Lénine 1 : 1mn

Au cœur de la guerre civile, Petrograd en janvier 1919 - le tableau pathétique d’une ville délaissée :

Nous entrions dans un monde mortellement glacé. Les larges artères droites, les ponts lancés sur la Neva, fleuve de glace couvert de neige, semblaient d’une ville abandonnée de loin en loin un maigre soldat en capote grise, une femme transie sous des châles passaient comme des fantômes dans un silence d’oubli. Vers le centre commençait une animation douce et spectrale. Des traîneaux découverts, traînés par des chevaux faméliques, s’en allaient sans hâte sur la blancheur. Presque pas d’automobiles. De rares passants transpercés par le froid et la faim avaient le visage livide. Des soldats haillonneux, le fusil accroché à l’épaule par une corde, cheminaient sous des fanions rouges. C’était la capitale du froid, de la faim, de la haine, de la ténacité. De trois millions d’habitants environ, la population de Petrograd venait de tomber en un an à quelques sept cent mille âmes en peine

Extrait audio Lénine 2:3.3mn

Jingle Fatima

Lorsque François tomba malade, il me disait quelquefois, quand je passais chez lui en me rendant à l’école :

– Ecoute, va à l’église et présente à ‘Jésus caché ’, toutes mes salutations! Ce que je regrette le plus, c’est de ne pouvoir y aller et rester quelques moments avec Jésus caché.

Un jour, en arrivant près de sa maison, je pris congé d’un groupe d’enfants de l’école qui venaient avec moi, puis j’entrai pour lui rendre visite ainsi qu’à sa sœur. Comme il avait entendu du bruit, il me demanda:

– Tu venais avec tous ceux-là?

– Oui.

– Ne va pas avec eux! Tu pourrais apprendre à faire des péchés. Lorsque tu sors de l’école, va passer un moment auprès de ‘Jésus caché’ et, ensuite, reviens toute seule. Un jour, je lui demandai: – François, te sens-tu très mal?

 – Oui ! Mais je souffre pour consoler Notre Seigneur.

Un jour, en entrant avec Jacinthe dans sa chambre, il nous dit:

– Aujourd’hui, parlez peu! J’ai très mal à la tête.

– N’oublie pas de faire l’offrande pour les pécheurs, lui dit Jacinthe.

– Oui, mais d’abord j’offre cela pour consoler Notre Seigneur et Notre Dame, et ensuite je l’offre pour les pécheurs et pour le Saint-Père.

Un autre jour, en arrivant, je le trouvai très content. – Tu vas mieux?

– Non, je me sens beaucoup plus mal, Il me reste peu de temps pour aller au Ciel. Là, je vais consoler beaucoup Notre Seigneur et Notre Dame. Jacinthe, elle, va prier beaucoup pour les pécheurs, pour le Saint-Père et pour toi. Toi, tu vas rester ici parce que Notre Dame le veut. Ecoute, fais tout ce qu’Elle te dira.

 Tandis que Jacinthe paraissait préoccupée par l’unique pensée de convertir les pécheurs et de préserver les âmes de l’enfer, lui, paraissait penser seulement à consoler Notre Seigneur et Notre Dame, qui lui avaient paru si tristes. Pendant sa maladie, François se montra toujours joyeux et content. Quelquefois je lui demandais :

– Tu souffres beaucoup, François ?

– Assez ! Mais peu importe. Je souffre pour consoler Notre Seigneur et ensuite, dans peu de temps, j’irai au Ciel !

– Là, tu n’oublieras pas de demander à Notre Dame qu’Elle m’emmène aussi rapidement là-Haut.

– Cela, je ne le demanderai pas. Tu sais bien qu’Elle ne te veut pas là maintenant.    La veille de sa mort, il me dit :

– Écoute, je suis très mal, il me manque peu de temps pour aller au ciel.

– Alors, attention ! N’oublie pas de prier beaucoup là-Haut pour les pécheurs, pour le Saint-Père, pour moi et pour Jacinthe.

– Oui, je veux bien, mais écoute, ces choses-là demande les plutôt à Jacinthe, car j’ai peur d’oublier lorsque je verrai Notre Seigneur ! Et avant tout, je veux Le consoler.

Printemps 1919

Lettre encyclique In hac tanta

A l'occasion du 12e centenaire de Saint Boniface. 

A son Eminence le Cardinal Hartmann, Archevêque de Cologne, et aux autres archevêques et évêques d’Allemagne, sur Saint Boniface, apôtre d’Allemagne et sur la parfaite et constante union de ce Saint avec le Siège apostolique, pour le douzième centenaire des débuts de sa mission apostolique chez les Germains.

BENOIT XV, PAPE.

Cher Fils et Vénérables Frères, salut et bénédiction apostolique.

Au milieu de tant d’épreuves et de difficultés de tout genre qui Nous accablent en ces temps si pénibles et « en plus de ces maux extérieurs, je suis assailli chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises» (II Cor. 11, 28), pour employer l’expression de l’Apôtre, Nous avons suivi avec la plus vive préoccupation et le plus grand soin, cher Fils et vénérables Frères, ces événements inattendus, ces manifestations de désordre et d’anarchie, qui se sont produits dernièrement chez vous et chez les peuples voisins, qui tiennent encore les esprits en suspens et dans l’incertitude de l’avenir.

En ces temps d’obscurité et de trouble, un rayon de lumière semble venir de votre pays, messager de bonne espérance et de joie, l’agréable souvenir du salut apporté, il y a douze siècles, à la Germanie par Boniface, héraut de l’Evangile par l’autorité du Pontife romain, et légat du Siège apostolique.

Parce que la charité est la source et la fin de tous les biens, arrêtons-nous-y, cher Fils et vénérables Frères. Nous appelons donc de tous Nos vœux le jour où, dans le monde troublé, les droits du Dieu tout-puissant et de l’Eglise, leurs lois, leur culte et leur autorité, seront restaurés, et qu’ainsi la charité chrétienne revivra pour mettre un frein tant aux guerres et aux haines furieuses qu’aux dissensions, schismes et erreurs qui se glissent partout, et pour lier les peuples par un traité plus stable que les pauvres pactes des hommes ; c’est-à-dire, par l’unité de la foi surtout et par les relations ou plutôt l’intimité de l’ancienne union avec le Siège apostolique, qui fût établi par le Christ comme un fondement de sa famille sur la ferre et qui fut consacré par les vertus la sagesse, les travaux de tant de saints et par le sang des martyrs, notamment de Boniface. Une fois cet accord dans la foi et cette union des cœurs établis par toute la terre, Nous pourrons employer à bon droit, au sujet de la chrétienté entière, ce que le pape Clément, dans la conscience qu’il avait de la primauté romaine et de l’autorité du Saint-Siège, écrivait aux Corinthiens, dès le premier siècle du christianisme: «Vous Nous causerez une vive joie si, obéissant à ce que Nous vous avons écrit de par le Saint-Esprit, vous laissez de côté l’ardeur illégitime de votre rivalité, comme Nous vous l’écrivions dans Notre exhortation à la paix et à la concorde».

Puisse l’apôtre et martyr Boniface nous obtenir cela à tous, et surtout aux peuples qui sont- de droit les siens, par l’origine ou par le choix, parachevant dans le ciel ce qu’il ne cessa jamais de rechercher sur la terre: «Tous ceux que Dieu m’a donnés, pendant ma mission, comme auditeurs ou comme disciples, je ne cesse de les inviter et de les pousser à l’obéissance au Siège apostolique».

En attendant, comme gage d’espoir et de joyeux résultats de vos solennités, Nous vous accordons de grand cœur la Bénédiction Apostolique; et pour donner encore plus d’importance à cette fête, Nous puisons pour vous dans le sacré trésor de l’Eglise les faveurs suivantes:

I. N’importe quel jour des mois de juin et juillet prochains, sauf ceux de la Pentecôte, de la Fête-Dieu et des Saints Apôtres Pierre et Paul, dans toutes les églises et oratoires publics ou semi-publics d’Allemagne où l’on fêtera le centenaire, chaque prêtre pourra célébrer la messe du Saint, soit pendant le triduum, soit le jour de la fête.

II. Le jour de la fête, les évêques pourront donner par eux-mêmes ou par un délégué la Bénédiction papale.

III. Quiconque visitera les églises d’Allemagne le jour où se célébrera le centenaire pourra gagner chaque fois une indulgence plénière à la manière de la Portioncule.

Donné à Rome, le 14 mai 1919, de Notre Pontifical la cinquième année.

BENOIT XV, PAPE.

L’armée rouge en Marche

L’aristocratie n’est pas forcément la plus prompte à fuir, même si les perquisitions ou la menace de réquisition des biens contribuent à entretenir le sentiment «d'une classe persécutée en masse» selon l’expression de certains de ses membres. Inquiétés, les grands représentants de l’ancien régime ne font cependant pas l’objet d’agressions caractérisées,

Pour d’autres, partis il est vrai plus tardivement, c’est plutôt la dégradation rapide de la ville, de la situation sanitaire, des conditions de ravitaillement qui détermine le départ. «Une famine forte, rappelle un Petrogradois qui avait alors 16 ans, poussant à quitter la ville natale et à aller quelque part à la recherche d’un bout de pain, une fuite sans fin vers le sud… ». Ce qu’évoquent bien d’autres récits «On quittait Petrograd comme s’envolent les oiseaux, écrit Alexandre Morskoj la faim, le froid, l’inconfort… Ils s’envolent pour revenir au nid quelques mois après. On partait pour Kiev, pas plus loin. De Kiev à Odessa pour un mois seulement… À Odessa orgies, débauches, arbitraire, justice sommaire. Tout au fond de l’âme, inavoué, impossible, tremblote un désir l’étranger… plus de Rouges, de Blancs, d’ultras, ni Allemands, ni Hetman»

La décision du départ est toujours facilitée par la conviction qu’il ne sera que temporaire et par l’assurance de pouvoir disposer, dans la plupart des cas, d’un foyer d’accueil à l’arrivée. Certains partent retrouver des membres de la famille installée, qui à Rostov, qui à Vladikavkaz, d’autres rejoignent leur domaine, ou celui d’amis, ou une maison de villégiature précédemment occupée. Certains lieux en Ukraine, en Crimée ou dans le Nord du Caucase correspondent aux cités balnéaires ou estivales prisées de l’ancienne élite, et c’est souvent vers ces «riviera» russes que les fugitifs se dirigent. «Nous étions partis de Piter Rouge et nous vivions tranquillement sur nos terres dans les grandes montagnes de Crimée», raconte un adolescent.

Témoignage audio N°3 sur la famine en Russie : 3.3mn

Jingle Fatima

Très tôt le matin, sa sœur Thérèse vint m’appeler: – Viens vite! François se trouve très mal et il dit qu’il veut te dire quelque chose! Je m’habillai à la hâte et j’y allai, il demanda à sa mère et à ses frères de sortir de la chambre, car c’était un secret qu’il voulait me dire. Ils sortirent et il me dit:

– C’est que je vais me confesser pour communier et mourir ensuite. Je voudrais que tu me dises si tu m’as vu faire quelque péché, et que tu ailles demander à Jacinthe si elle m’a vu en faire.

– Tu as désobéi quelquefois à ta mère, lui répondis-je, quand elle te disait de rester à la maison et que tu t’échappais pour venir près de moi ou pour aller te cacher.

– C’est vrai, j’ai commis celui-là. Maintenant, va demander à Jacinthe si elle se souvient d’autre chose.

J’y allai, et après avoir réfléchi, Jacinthe me répondit :– Ecoute, dis-lui que juste avant les Apparitions de Notre Dame, il a volé un ‘tostão’ à notre père pour acheter l’harmonica de José Marto de Casa Velha, et que, lorsque les garçons d’Aljustrel ont jeté des pierres à ceux de Boleiros, lui aussi en a jeté quelques-unes. Lorsque je lui fis la commission de sa sœur, il me répondit :

– Ceux-là, je les ai déjà confessés, mais je vais les confesser de nouveau. C’est peut-être à cause de ces péchés que j’ai faits, que Notre Seigneur est si triste! Mais moi, même, si je ne mourais pas, jamais plus je ne recommencerais à les faire. Maintenant, je les regrette.

Et joignant les mains, il dit alors cette oraison:

 «O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer, emmenez au Paradis toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin».

– Écoute, prie aussi Notre Seigneur pour qu’Il me pardonne mes péchés.

– Oui, je prierai, sois tranquille. Si Notre Seigneur ne te les avait pas déjà pardonnés, Notre Dame n’aurait pas dit, l’autre jour encore à Jacinthe, qu’elle viendrait te chercher bientôt pour aller au Ciel? Maintenant, je vais à la messe et je vais prier Jésus caché, pour toi.

– Écoute, demande-Lui que Mr le Curé vienne me donner la Sainte Communion.

– Oui, je le ferai. Lorsque je revins de l’église, Jacinthe s’était déjà levée et était assise sur son lit. Immédiatement en me voyant, il me demanda:

– As-tu demandé à Jésus caché que Mr le Curé me donne la Sainte Communion?

– Je l’ai demandé.

– Après, au Ciel je prierai pour toi.

– Tu prieras pour moi? L’autre jour, tu m’as dit que tu ne prierais pas.

– C’était pour que tu ailles bientôt au Ciel. Mais, si tu veux, je le demanderai, et après Notre Dame fera comme Elle voudra.

– Oui, je le veux. Demande-le donc.

– Eh bien, oui, sois tranquille, je le demanderai.

Témoignage audio sur la France détruite: 3.4mn

Alors que la CGT prépare un 1er Mai révolutionnaire, l’Assemblée vote à toute vitesse la semaine de six fois huit heures. C’était le 23 avril 1919. Ce jour-là, le Parlement votait la journée de huit heures. Autrement dit, la semaine de quarante-huit heures, puisque seul le dimanche était chômé. Auparavant, la durée maximale de travail était fixée à soixante-douze heures par semaine dans les usines n’employant que des hommes; soixante heures dans celles où travaillaient des femmes et des enfants. Depuis les années 1890, la journée de huit heures était un mot d’ordre mondial du mouvement ouvrier, à l’origine des manifestations du 1er Mai. La CGT, fondée en 1895, avait mis cette revendication en veilleuse pendant la Première Guerre mondiale, mais après le conflit, le syndicalisme révolutionnaire progresse dans la confédération. «Il faut donc adopter d’urgence une loi pour couper l’herbe sous le pied de la minorité de la CGT qui veut faire du 1er mai 1919 le début d’une crise révolutionnaire»,  Il s’agit également pour la France de ne pas apparaître à la traîne alors que se met en place l’Organisation internationale du travail. L’Allemagne a déjà adopté les huit heures, suivie de la Pologne, l’Autriche, la Tchécoslovaquie…Alors que sous la IIIe République, les navettes parlementaires étaient régulièrement interminables, cette fois-ci l’affaire est votée en quinze jours. Le 24 avril, dans L’Ouest-Eclair, le journaliste du Parti-Communiste Dolbert, se préoccupe que l’on apprenne «aux ouvriers à occuper leurs loisirs, à en tirer profit, à ne pas les gaspiller»

Jingle Fatima

Je les laissai pour m’en aller à mes occupations quotidiennes de travail et d’école. En revenant le soir, il était rayonnant de joie. Il s’était confessé et Mr le Curé lui avait promis de lui apporter la Sainte Communion le lendemain. Après avoir communié, la journée suivante, il disait à sa petite sœur:

– Aujourd’hui, je suis plus heureux que toi, parce que j’ai dans ma poitrine Jésus caché. Je m’en vais au Ciel, et là, je vais prier beaucoup Notre Seigneur et Notre Dame pour qu’ils vous emmènent aussi là-Haut bien vite.

Ce jour-là, je le passai presque entièrement près de son lit avec Jacinthe. Comme il ne pouvait déjà plus prier, il nous demanda de réciter le chapelet pour lui. Ensuite, il me dit:

– Sûrement, au Ciel, tu me manqueras beaucoup! Comme j’aimerais que Notre Dame t’emmène aussi là-Haut bientôt!

– Je ne te manquerai pas. Quelle idée! Auprès de Notre Seigneur et de Notre Dame qui sont si bons!

– Oui, c’est vrai. Si ça se trouve, je n’y penserai même pas!

Il faisait nuit, quand je pris congé de lui. – François, adieu! Si tu t’en vas au Ciel cette nuit, ne m’oublie pas là-Haut, tu m’entends?

– Non, je ne t’oublierai pas, sois tranquille.

Et, me prenant la main droite, il la serra avec force pendant un long moment, me regardant, les larmes aux yeux.

– Veux-tu encore quelque chose de plus? lui demandai-je, avec les larmes qui coulaient aussi sur mes joues.

– Non

 Comme la scène commençait à devenir trop émouvante, ma tante me fit sortir de la chambre. – Alors, adieu, François! Au Ciel!

– Adieu, au Ciel!... Et le Ciel s’approchait pour lui. Il s’y envola le jour suivant le 4 avril 1919 dans les bras de Notre Mère du Ciel. Ma peine ne peut se décrire. C’est une triste épine qui me perce encore le cœur après tant d’années. C’est le souvenir du passé qui résonne toujours dans l’éternité.

Saint François et sainte Jacinthe, vous qui aimiez tant prier les anges et qui avez eu la joyeuse surprise de recevoir la visite de l'Ange de la paix, obtenez-nous de les prier souvent et en toute confiance. Montrez-nous comment les honorer dignement et vivre heureux en leur compagnie. Aidez-nous à voir en eux des adorateurs du Très- Haut et des serviteurs de Notre Dame, des protecteurs fidèles et des messagers de paix.

Petits bergers, vous qui avez vu une si belle dame, plus brillante que le soleil, et qui avez si volontiers accepté de vous offrir totalement à Dieu, apprenez-nous à nous offrir tout aussi généreusement à notre tour. Encouragez-nous par votre exemple et en nous rappelant qu'à tous les instants dc notre vie, même les plus éprouvants, la grâce de Dieu est notre réconfort. Faites-nous découvrir en Notre Dame celle qui n'est que Lumière, celle qui est la Toute Belle, la Toute Sainte, la Toute Immaculée.

Enfants de lumière, vous à qui Notre Dame a promis de vous emmener avec elle dans le ciel et à qui elle a montré son Cœur entouré d'épines, rendez-nous sensibles aux douleurs que lui causent les outrages et les ingratitudes des hommes. Aidez-nous à la réconforter par notre amour. Donnez-nous de voir en son Cœur immaculé notre refuge et Ie chemin qui nous conduit à Dieu.

Fidèles confidents de Notre Dame, vous à qui elle a fait entrevoir l'abîme de l'enfer et les souffrances du Saint-Père, apprenez-nous à mettre en œuvre les deux grands moyens que Notre Dame vous a indiqué pour sauver les âmes:

La consécration à son cœur immaculé:

La communion réparatrice des premiers samedis. Priez avec nous pour la paix dans le monde pour le St Père et pour l’Eglise. Avec nous demandez à Dieu de nous préserver de l’Enfer et d’attirer toutes les âmes au Ciel.

Prière de Martial

Voilà, ça fait du bien de prier un moment tous ensemble. Je vous vois tous en Jésus-Christ qui est là. Le Saint-Sacrement est exposé et je m'expose moi-même au Saint-Sacrement avec vous tous dans mon cœur, afin que le Seigneur vous voie +0tous dans mon cœur comme vous êtes tous dans son cœur? Frères et sœurs, c'est l'unité, c'est le corps du Christ, c'est l'Église. Tous, nous ne sommes qu'un en Jésus-Christ. Aimons-nous les uns les autres comme il nous a aimés, c'est-à-dire de l'amour du Père, ce Christ qui a tout donné par amour pour nous, jusqu'à Donner sa vie sur le bois de la croix, se dépouillant de tout ce qu'il avait de plus précieux, absolument tout, et n'a rien gardé pour lui. Il a tout donné pour chacune et chacun d'entre nous, membres de son corps mystique. L'Eglise, avec un grand E. Merci Seigneur, merci Père bien-aimé de nous avoir donné ton Fils. Et merci Jésus de nous avoir aimé jusqu'au bout. Merci Marie de nous avoir donné Jésus. Frères & Sœurs, Je voudrais Maintenant, comme je vous l'avais dit la dernière fois, au cours de la dernière émission, vous parlez de l'enfer. Et j'ai trouvé un petit texte de Saint Jean Chrysostome que je trouve très beau à ce propos. Je vous le dis. L'enfer est sans doute une chose terrible. Cependant, dix mille enfers ensemble ne seraient encore rien en comparaison de ces autres maux. D'être honteusement chassés de la gloire, d'être haïs de Jésus-Christ, d'entendre de sa bouche sacrée ces paroles foudroyantes, je ne vous connais point, et ces reproches sanglants, vous m'avez vu souffrir la faim, et vous ne m'avez pas donné à manger. Nous aimerions mieux être percés de 1000 foudres que de voir un Dieu si doux, détourner de nous son visage, et cet œil si serein et si tranquille, ne pouvoir nous regarder qu'avec colère. Si lorsque j'étais son ennemi déclaré, que je le haïssais, que je le fuyais, il m'a néanmoins recherché et aimé au point de ne pas s'épargner lui-même et de se livrer à la mort, de quels yeux Le regarderai-je, moi qui, en retour de tant de bienfaits, n'aurais pas daigné lui donner un morceau de pain pour apaiser sa faim? Alors, frères et sœurs, vous voyez, ce petit texte de Saint Jean Chrysostome que je trouve vraiment très beau; et comment se fait-il que nous soyons aussi indifférents à la souffrance de nos frères privés de l'essentiel? L'argument selon lequel nous n'y pouvons rien semble bien futile. Un père ou une mère dont l'enfant serait en danger ne remuerait-il pas ciel et terre pour lui venir en aide? Trouverait-il un temps de repos avant de l'avoir secouru? Alors que nous nous résignons à notre impuissance devant le spectacle des souffrances de tant d'innocents auxquels le Christ Jésus s'est pourtant identifié. Voilà, frères et sœurs, repensez à ces paroles, qu'elles résonnent dans votre cœur, dans notre cœur à tous. C'est une parole vivante, c'est l'Esprit Saint qui parle à notre cœur et que ce Dieu d'amour, de compassion et de miséricorde nous bénisse tous et nous garde dans sa paix, Lui qui est Père, Fils et Saint-Esprit Amen. Soyez et demeurez malgré et contre tout, dans la paix et dans la joie du Christ qui fait notre unité, qui habite notre cœur. Amen.

La suite le 26 juin 2026. Appelez ou écrivez à Radio Maria si vous avez des questions sur Fatima et le Monastère invisible de Saint Jean Paul II.

Chant final – Avé Maria

                    

                                  ET TOI, as-tu révélé au monde…N°18

Ouverture de toutes les émissions Et toi (4mn 32s)

Carillon de Fatima (40s)

Chers auditeurs de Radio Maria et enfants du Cœur de Marie, écoutons Sœur Lucie qui nous parle de sa rencontre avec l’enfant Jésus.

Le 15 février 1926, en revenant comme d'habitude pour vider une poubelle en dehors du jardin, j'y trouvais un enfant qui me parut être le même que précédemment, et je lui demandais alors: “As-tu demandé l'Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel?” L'Enfant se tourna vers moi, je reconnu alors l’enfant Jésus; il me dit: Et toi, as-tu

révélé au monde ce que la Mère du Ciel t'a demandé?

Jingle Fatima

Jacinthe avait pour le bal une affection toute spéciale et beaucoup de grâce. Je me souviens qu’un jour elle pleurait à cause de son frère qui était à la guerre et que l’on croyait mort sur le champ de bataille. Afin de la distraire, je préparai un petit bal avec deux de ses frères, et la pauvre enfant dansait tout en essuyant les larmes qui lui coulaient sur la figure. Malgré cet amour particulier qu’elle avait pour la danse, (il lui suffisait d’entendre les instruments des bergers pour commencer à danser, même toute seule), elle me dit, à l’approche de la Saint-Jean et du Carnaval:

– Maintenant je ne danserai plus.

– Pourquoi?

– Parce que je veux offrir ce sacrifice à Notre Seigneur. Comme nous étions à la tête des jeux qui se faisaient parmi les enfants, les danses, qui avaient lieu à ces occasions, cessèrent

Lors de la seconde Apparition, le 13 juin 1917, François fut très impressionné par la communication du reflet de lumière qui, eut lieu au moment où Notre Dame disait:

– Mon Cœur Immaculé sera ton refuge, et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Sur le moment, il ne parut pas comprendre ce qui se passait, peut-être parce qu’il ne lui était pas donné d’entendre les paroles qui accompagnaient le geste de Notre Dame. Aussi il me demanda ensuite:

– Pourquoi Notre Dame avait-elle un cœur dans la main, répandant sur le monde cette lumière si grande, qui est Dieu? Tu te trouvais avec Notre Dame dans la lumière qui descendait vers la terre, et Jacinthe avec moi, dans celle qui montait vers le CieI?

– C’est que, toi et Jacinthe, vous irez bientôt au Ciel, et moi je resterai avec le Cœur Immaculé de Marie quelque temps encore sur la terre.

– Combien d’années resteras-tu ici?

– Je ne sais pas, beaucoup d’années.

– C’est Notre Dame qui te l’a dit?

– Oui, c’est Elle, et je l’ai vu dans cette lumière qu’elle nous mettait dans la poitrine. Jacinthe confirma ce que je disais en déclarant:

– Oui, c’est bien ainsi! Moi aussi, je l’ai vu ainsi!

Bruits de guerre

Déjà en audio à vérifier et à corriger

En France, les informations parviennent, avec quelques jours de retard, depuis l’Angleterre, où le Daily Telegraph publie les dernières nouvelles de ses correspondants.  

Le 12 novembre, Le Figaro raconte les dernières heures du Kaiser tout juste déchu: 

 ‘’Dimanche après-midi, Guillaume LL se trouvait à Maëstricht, attendant la réponse du gouvernement hollandais au sujet de sa venue dans ce pays. 

L’ex-Kaiser voyage avec sa femme et son fils aîné. Sa suite comprend dix personnes. Les voyageurs arrivèrent en automobiles, avec l'intention, pense-t-on, de se rendre à Middachton, près d'Arnhem, où habite le comte Bentinck. 

Les autorités et l'opinion paraissent éprouver un grand embarras de la présence de Guillaume. Beaucoup de gens pensent que l’ex-empereur et l’ex-Kronprinz devraient être renvoyés en Allemagne. On exprime l'opinion qu'ils devraient être internés comme officiers belligérants. 

Le Kaiser paraît s'être cramponné jusqu'à la dernière minute à son trône. Il a fallu lui arracher son abdication...

Il ne prit une décision qu'environ une heure plus tard, après avoir reçu plusieurs messages de Berlin et après une seconde entrevue qui fut violente et orageuse avec Hindenburg.

On ajoute que Guillaume II essaya d'abord de se diriger vers les lignes britanniques afin de se rendre aux Anglais, mais il en fut empêché par les troupes révolutionnaires. Il retourna alors à Spa et se dirigea vers la Hollande.’’Toujours par le biais des dépêches qui parviennent au Telegraph, Le Populaire donne tous les détails du passage du Kaiser en Hollande :

 « Le Kaiser, avec sa suite, a passé la frontière près de Maëstricht, de bonne heure, ce matin, en automobile.

11 h 15. Le Kaiser s'est rendu à Middachten, près d'Arnhem, au château du comte Bentinck. 

12 h 54. Le Kaiser a atteint la frontière hollandaise à Eysden, ce matin à sept heures et demie. Neuf ou dix automobiles, portant l'aigle impérial, représentaient sa suite, Les premières personnes à le voir furent les ouvriers de nuit de l'usine belge de Maestricht, dont les bâtiments se trouvent de l'autre côté de la gare d'Eysden.

L'empereur était en uniforme, mais son casque avait cédé la place à une casquette. [...]

À l'arrivée, le Kaiser, qui ne semblait pas très abattu, sauta en bas du marchepied, la cigarette à la bouche, et s'entretint avec son état-major. »

Pour la gauche française, la chute de l’Empire est un symbole d’autant plus fort que c’est une République socialiste qui est proclamée après l’abdication de Guillaume II.

Ainsi, L’Humanité s’enthousiasme :

 « La République allemande est désormais une réalité vivante. Elle tombe du premier coup aux mains des socialistes, qui ont renoncé à leurs divisions, hier encore violentes comme les nôtres.

Majoritaires et minoritaires se sont ensemble mis sans retard au travail ; en de semblables circonstances, ils ont compris le rôle que leur assignait l'histoire. »

À l'issue de la guerre, Guillaume II sera désigné par les puissances alliées comme le principal responsable du conflit.

L'article 227 du traité de Versailles, signé en juin 1919, l'accusera personnellement d'« offense suprême contre la morale internationale et l'autorité sacrée des traités ». L'Empereur déchu ne sera en réalité jamais livré aux vainqueurs. Il mourra de sa belle mort à l'âge de 82 ans, deux ans après le début de la Seconde Guerre mondiale, dans son pays d'accueil, les Pays-Bas.

Epître dans la période grave du pape benoît xv à Mgr Alexandre Kakowski, archevêque de Varsovie, dans laquelle il annonce que lors du prochain consistoire il l’élèvera à la dignité de cardinal   

 

Vénérable Frère,
Santé et Bénédiction Apostolique.

Dans la période difficile que traverse l’Europe, nous n’avons pu résister à notre affection qui nous a poussés à adresser à vous et à la noble nation polonaise une parole de réconfort et d’espoir communs.

L’histoire a consigné en lettres d’or les mérites de la Pologne envers la religion chrétienne et la civilisation européenne, mais hélas! il a dû enregistrer à quel point l’Europe l’a récompensé. Après l’avoir violemment dépouillée de sa personnalité politique, des tentatives furent également faites, à certains endroits, pour lui voler sa foi catholique et sa nationalité: mais, avec une résistance admirable, les Polonais ont réussi à préserver les deux, et aujourd’hui, après avoir survécu à une oppression de plus d’un siècle, ‘’Poland semper fidelis’’ est plus vivante que jamais.

Le Saint-Siège, qui avait aimé la Pologne à son apogée, l’aimait d’autant plus, si possible, dans son malheur; comme une mère, qui aime sa fille plus elle la voit malheureuse. Faut-il se rappeler que, lors du démembrement de la Pologne, le seul à s’être levé, même en vain, à soutenir sa nationalité et son indépendance fut le pape Clément XIV de Sa Majesté, qui en a parlé avec un langage fort à toutes les puissances catholiques? Est-il nécessaire de nous rappeler que, durant les longues années de martyre du peuple polonais, tandis que d’autres regardaient en silence devant la force brutale de l’oppresseur, ce furent nos prédécesseurs Grégoire XVI et Pie IX qui élevèrent la voix en protestation énergique pour défendre les opprimés?

Lorsque l’histoire de l’Église catholique en Pologne depuis le XVIIIe siècle sera publiée (et nous espérons que ce sera bientôt), avec les documents authentiques trouvés dans Nos archives, alors toutes les souffrances indicibles du peuple polonais et la sollicitude incessante et véritablement maternelle du Saint-Siège pour venir en aide seront mieux connues.

Mais, que l’Éternel soit rendu grâce à l’infinie; l’aube de la résurrection de la Pologne est enfin arrivée! Nous formulons les vœux les plus ardents que, dès que possible, rétablie à sa pleine indépendance, elle reprenne sa place à l’assemblée des États et poursuive son histoire de nation civile et chrétienne; et en même temps, nous souhaitons que toutes les autres nationalités, y compris les non-catholiques, déjà soumises à la Russie, puissent avoir le pouvoir de décider de leur propre destin et de se développer et prospérer selon leur génie et leurs ressources particulières.

Dans l’espoir de voir ces souhaits se réaliser prochainement, Nous, après les autres dispositions récemment prises pour une organisation plus large et plus adéquate de la hiérarchie catholique dans ce pays, souhaitons vous donner, Vénérable Frère, et par vous au peuple polonais, une preuve supplémentaire et plus solennelle de Notre bienveillance et confiance: et à cette fin, lors du premier consistoire que le Seigneur nous accordera de célébrer, nous avons l’intention de vous élever à la dignité de cardinal. La Sainte Pourpre, bien qu’elle soit une reconnaissance et une récompense de vos éminentes vertus sacerdotales et des grands mérites que vous avez acquis tant dans l’ordre ecclésiastique que civil, sera aussi, nous l’espérons, un lien qui unira encore plus étroitement la Pologne à la Chaire de Saint-Pierre.

Nous nous réservons le droit de vous informer en temps voulu de l’heure à laquelle nous recevrons le Consistoire; En attendant, implorant le Très-Haut du fond du cœur, qu’à cette heure décisive il soit propice à cette nation fidèle et généreuse, et en imposant à cette fin les offices maternels à celle qui, depuis le sanctuaire de Czestochowa, vénérable palladium de la foi et de la piété polonaises, veille sur le sort de ce peuple depuis des siècles, Nous transmettons, en promesse de Notre prédilection, à vous, à vos collègues de l’épiscopat, Au clergé et à tous les fidèles de Pologne la bénédiction apostolique.

Du Vatican, 15 octobre 1918.  BENEDICTUS PP. XV

Bruits de guerre

Le 7 novembre 1918, Matthias Erzberger, représentant du gouvernement allemand, part de Spa pour négocier l'armistice. Il atteint et traverse la ligne de front à La Flamengrie (Aisne) sur la route d'Haudroy à La Capelle. Il est accompagné d'un diplomate, le comte von Oberndorff, d'un attaché militaire parlant couramment français, le général von Winterfeldt, d'un interprète, le capitaine von Helldorf, d'un sténographe et deux autres militaires, le capitaine Vanselow et le capitaine d'état-major Geyer.

L'ensemble de la délégation allemande est dirigée vers la villa Pasques, à La Capelle pour préparer les négociations de l’armistice]. C'est le caporal Pierre Sellier, originaire de Beaucourt (Territoire de Belfort) qui, ce jour-là, fut le premier clairon à sonner le premier cessez-le-feu[15],[13]. Sous la responsabilité du commandant de Bourbon Busset, les six voitures traversent la zone dévastée du Nord de la France, s'arrêtent à Homblières pour se restaurer, puis vont vers la gare de Tergnier où les attend un train affrété qui les mène vers un lieu de rencontre jusque-là tenu secret, une futaie de la forêt de Compiègne. Le site abrite deux petites voies ferrées parallèles, utilisées pour l’acheminement des pièces d’artillerie sur rail destinées au tir de longue portée sur les lignes allemandes et où ont été acheminés deux trains, le train du maréchal Foch et le train aménagé pour la délégation allemande qui arrive sur place le 8 novembre à 5 h 30 du matin. Commence alors pour les Allemands ce que Matthias Erzberger décrira plus tard dans ses mémoires comme un ‘’véritable calvaire’’

À 10 h, les plénipotentiaires allemands sont reçus par le maréchal Foch. L'ambiance est glaciale. Sans attendre, le maréchal interpelle les visiteurs: ‘’Qu'est-ce qui amène ces Messieurs?’’ Erzberger lui demande quelles sont ses propositions. ‘’Je ne suis autorisé à vous les faire connaître que si vous demandez un armistice. Demandez-vous un armistice?’’ répond le maréchal.

Les Allemands se concertent avant de répondre par l'affirmative: ‘’Nous le demandons.’’

Un texte est alors distribué aux parlementaires allemands, avec un délai de trois jours pour réfléchir.

Durant les trois jours, les Allemands n'ont en réalité que peu d'occasions de véritablement négocier. Ils doivent rapidement se plier aux conditions développées dans le texte qui leur a été soumis. Ce texte, qui fixe des conditions jugées humiliantes par les Allemands, avait été établi en dernier lieu par Foch, au titre de commandant suprême des forces alliées, après un mois de positions divergentes de Wilson, ClemenceauOrlando et Lloyd George.

Les négociations voulues par Friedrich Ebert ont surtout pour objectif de limiter les conditions de l'armistice imposées à l'Allemagne. En effet la nouvelle République de Weimar souhaite garder suffisamment de moyens et de ressources techniques, humains ou militaires pour garantir l'intégrité et le maintien du régime politique allemand contre la révolution spartakiste. Les Allemands négocient par exemple le nombre de mitrailleuses que doit livrer le gouvernement allemand aux forces alliés. Après négociations, celui-ci passe de 30 000 mitrailleuses à 25 000 mitrailleuses, tout comme le nombre de camions qui passe de 10 000 à 5 000 après les négociations.

En parallèle, Erzberger tente de négocier une prolongation du délai, sans succès face à Foch.

Jingle de Fatima

Entre ma maison et celle de François, vivait mon parrain Anastacio, marié à une personne d’un certain âge, à qui le Seigneur n’avait pas donné d’enfants. Cultivateurs assez aisés, ils n’avaient plus besoin de travailler. Mon père s’occupait de leur leurs champs et dirigeait leurs journaliers. Reconnaissants de cela, ils avaient une prédilection pour moi, surtout la maîtresse de maison, que j’appelais marraine Thérèse. Si je n’y allais pas pendant la journée, je devais y aller dormir le soir, car elle disait ne pouvoir se passer de sa ‘’petite propriété de chair et d’os’’ (torrãozinho de carne) comme elle m’appelait. Les jours de fête, elle aimait me parer de sa chaîne d’or, de ses grandes boucles d’oreilles, qui me tombaient plus bas que les épaules, et d’un joli petit chapeau couvert de paillettes d’or, qui retenaient de grandes plumes de diverses couleurs. Dans toutes les fêtes populaires, il n’y avait pas d’enfant plus parée, et mes sœurs, avec ma marraine Thérèse, étaient fières de moi. Les autres enfants m’entouraient en groupes nombreux, admirant l’éclat de tous ces ornements. A vrai dire, moi-même j’aimais beaucoup la fête, et la vanité était mon pire ornement. Tous me manifestaient de la sympathie et de l’estime, sauf une orpheline dont marraine Thérèse s’était chargée à la mort de sa mère. Elle semblait craindre que je ne vienne lui retirer la part de l’héritage qu’elle espérait, et sûrement elle ne se serait pas trompée, si le bon Dieu ne m’avait destinée un autre héritage bien plus précieux. Dès que commença à se répandre la nouvelle des Apparitions, mon parrain se montra indifférent et ma marraine complètement hostile. Elle se montrait mécontente de telles inventions, comme elle disait. A cause de cela je commençai donc à éviter sa maison autant que je le pouvais, et avec moi commencèrent à disparaître les groupes d’enfants qui venaient s’y réunir fréquemment, et que ma marraine aimait tant voir danser et chanter, leur donnant des figues sèches, des noix, des amandes, des châtaignes, des fruits, etc. Un dimanche après-midi, alors que je passais près de sa maison, avec François et Jacinthe, elle nous appela:

– Venez ici, mes petits, venez ici! Il y a si longtemps que vous ne venez plus! Et elle se mit à nous donner des gâteries. Paraissant avoir deviné notre arrivée, les autres enfants commencèrent à se réunir. Ma bonne marraine, contente de revoir chez elle cette assemblée, dispersée depuis si longtemps, après nous avoir donné toutes sortes de choses voulut nous voir danser et chanter.

– Allons! dit-elle. Allez-vous chanter, oui ou non? Elle choisit elle-même le titre:

– Les compliments désabusés. Une compétition: les petits d’un côté, les petites de l’autre!

En entendant cette mélodie entraînante, toutes les voisines se rassemblèrent et, lorsque la chanson fut terminée, elles nous demandèrent de la reprendre. Mais François s’approcha de moi et me dit :

– Ne chantons plus cela. Notre Seigneur n’aime certainement pas que nous chantions maintenant ces choses-Ià.

Et nous nous échappâmes comme nous pûmes, du milieu des enfants, pour aller à notre puits préféré. En vérité, maintenant moi qui par obéissance viens d’écrire tout cela, je me cache le visage de honte. Entre-temps le carnaval de 1918 approchait. Les filles et les garçons se réunirent encore cette année pour les repas habituels et les amusements de ces jours. Chacun apportait de chez lui une chose: les uns de l’huile, d’autres de la farine, d’autres de la viande, etc… On rassemblait le tout dans une maison destinée à cette fin, et les jeunes filles cuisinaient un banquet copieux. Pendant ces jours, on mangeait et on dansait jusqu’à des heures tardives de la nuit, spécialement le dernier jour. Les enfants jusqu’à 14 ans avaient leur fête dans une autre maison à part. Plusieurs vinrent donc m’inviter afin de pouvoir organiser la fête avec elles. D’abord je refusai. Mais, ensuite, emportée par une lâche condescendance, je cédai aux instances de plusieurs, spécialement de la fille et des deux fils d’un homme de Casa Velha, José Carreira, qui mettait sa maison à notre disposition. Lui-même ainsi que sa femme insistèrent pour que j’y aille. Je cédai donc et j’allai avec une bonne troupe voire le local. Une grande salle pour les divertissements, et une bonne cour pour le repas. Tout fut défini et je revins de là, extérieurement toute en fête mais, au fond, avec une conscience qui me faisait des reproches. En arrivant près de Jacinthe et de François, je leur dis ce qui s’était passé.

– Et tu retournes à ces repas et à ces divertissements?  As-tu déjà oublié que nous avons promis de ne plus jamais y retourner?

– Je ne voulais pas y aller. Mais tu vois bien que ce sont eux qui ne cessent de me demander d’y aller, et je ne sais comment faire! En vérité, les instances étaient nombreuses, et nombreuses étaient les amies qui s’étaient réunies pour jouer avec moi. Elles venaient même de plusieurs villages assez distants: de la Moita, une certaine Rosa et Ana Caetano avec Ana Brogueira; de Fatima, deux filles de Manuel Caracol; de Montelo, deux filles de Manuel da Ramira et deux de Joaquim Chapeleta; de Amoreira, deux de Silva; des Currais, une certaine Laura Gato, Josefa Valinho et plusieurs autres, dont je ne me souviens plus les noms; de Boleiros, de Lomba, de Pederneira, etc. Et cela en dehors de celles qui se réunissaient de Eira da Pedra, de Casa Velha et d’Aljustrel. Comment ainsi, soudainement, les décevoir, elles qui

paraissaient ne pouvoir s’amuser sans moi, et leur faire comprendre qu’il fallait en finir pour toujours avec de telles réunions? Dieu inspira François

– Sais-tu comment tu vas faire? Tous les gens savent que Notre Dame t’est apparue. Aussi, dis-leur que tu Lui as promis de ne plus prendre part à des bals et que c’est pour cela que tu n’iras pas. Ensuite, pendant ces jours-là, nous nous échapperons vers la Lapa do Cabeço. Là, personne ne nous trouvera.

J’acceptai la proposition et, étant donné ma décision, personne ne pensa plus à organiser de telles assemblées. Ce fut une bénédiction de Dieu. Et, ces amies, qui avant me recherchaient pour se divertir, venaient me chercher à la maison les dimanches après-midi et m’accompagnaient pour aller réciter le chapelet à la Cova da Iria.

Bruits de Guerre

Pendant ce temps, la situation politique évolue en Allemagne. Le 9 novembre, le prince de Bade conseille au Kaiser d'abdiquer. Dans un premier temps, celui-ci refuse. Après avoir envisagé de prendre lui-même le commandement de l'armée, il est néanmoins contraint à l'abdication par ses généraux et part en exil aux Pays-Bas. Afin d'éviter une prise de pouvoir par les spartakistes, les socialistes modérés proclament la république et forment un gouvernement. Cet événement est un élément de pression supplémentaire vis-à-vis des délégués allemands réunis dans le wagon de Rethondes. Le lendemain, le nouveau chef du Gouvernement allemand, Friedrich Ebert, signe un pacte avec les dirigeants de son Armée et implore son représentant à Rethondes de clore sans tarder les négociations.

Le 11 novembre, à 2 h 15 du matin, Erzberger emmène une dernière fois la délégation allemande dans le wagon français. Pendant près de 3 h, les Allemands négocient en essayant d'obtenir des atténuations sur chacun des 34 articles que compose le texte. Entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé avec une application sur le front fixée à 11 h du matin, et ce pour une durée de 36 jours qui sera renouvelée trois fois dans la même voiture à Trèves (prolongation d'un mois le 12 décembre 1918 puis reconduction le 16 janvier 1919 et le 16 février 1919 pour une durée illimitée)

Témoignage audio.

Dans les capitales européennes, c'est le soulagement. À Paris, un million de personnes descendent dans la rue pour célébrer l'armistice. Malgré la défaite, celui-ci est également fêté à Berlin par la population allemande, pour qui il signifie la fin des souffrances. Dans ses mémoires, Erzberger écrit: ‘’Toutes les gares étaient pleines de monde parce qu'on avait su que nous retournions en Allemagne. L'animation et la joie régnaient partout.’’ Le soir du 11 novembre, Georges Clemenceau confie avec lucidité au général Mordacq: ‘’Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être encore plus difficile’’

Le lendemain de l'armistice, après avoir félicité les négociateurs, le maréchal von Hindenburg fait proclamer un dernier message à l'armée allemande dans lequel il évoque déjà à demi-mot la thèse du ‘’coup de poignard’’ dans le dos qui aurait été porté à l'armée par les civils.

Au vu du déni de défaite en Allemagne qui devait alimenter la contestation nationaliste de la république de Weimar, un courant historiographique français, représenté en particulier par Guy Pédroncini, relayant la position du général Pétain, devait considérer que l'armistice du 11 novembre avait été prématuré.

Témoignages audios sur le 11 /11/ 1908

Prière de Martial.

Voilà, frères et sœurs, combien ce temps de prière est riche, combien il nous fait du bien à tous. Si nous savions, si vraiment, tous les jours, nous nous engageons, nous savons, le malin, l'autre, nous susurrera toujours à l'oreille des quantités de raisons aussi justifiées les unes que les autres, pour nous dire qu'on n'a pas le temps, pour nous dire que ça ne va pas, pour nous dire qu'on n'en est pas capable, qu'on n'en est pas digne, etc. etc. pour nous faire passer un coup de fil juste au moment où nous avons décidé de prier, etc. ou mettre une bonne émission à la télé au moment aussi où nous avons décidé de prier. Bon, écoutez, ne nous laissons pas faire. Ne nous laissons pas faire, soyons maîtres, maîtres de notre corps en nous soumettant à l'esprit d'amour, qui habite notre cœur, et venons l'y rejoindre, ne serait-ce que dix minutes, un quart d'heure par jour, et pour ceux qui le peuvent-ils font un petit moment le matin, un petit moment le midi, un petit moment le soir, mais ce moment grandira avec le temps, et plus on priera, plus on prie dans ces conditions, plus on se met en présence de Jésus, plus notre cœur, notre corps, notre âme a soif de venir l'y rejoindre. Et donc plus le goût de la prière se développe en nous. Voilà, on est tellement souvent frères et sœurs addicts à des tas de choses dont on est esclave. Et il y a comme un rejet souvent causé par l'esprit du mal qui vient nous tenter qui fait que, ah non, on ne préfère pas faire cette prière du cœur, de toute manière, je ne sais pas faire, on va dire, mais là ce ne sont pas nos paroles, c'est l'autre, l'esprit du mal qui parle à travers nous. Je ne sais pas faire, c'est sûr, il veut tellement que l'on se passe de faire cette prière, parce qu'il sait combien elle est libératrice et sanctificatrice. Frères et sœurs, n'hésitez pas de prendre du temps dans votre cœur pour le Seigneur. Voilà, tous les jours. Et alors, quand vous communierez, quand vous vous confesserez, quand vous prierez le chapelet, vous méditerez les mystères du Rosaire, quand vous ferez, quelles que soient les prières, vous les ferez avec d'autant plus d'amour que vous aurez compris que celui que vous priez, c'est celui qui habite votre cœur. Notre Seigneur est votre meilleur ami. Voilà.

                                                       Extrait de l’Homélie du saint-père Léon XIV

Paroisse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo (Rome)

IVe dimanche de Carême, 15 mars 2026

Actuellement, dans le monde, beaucoup de nos frères et sœurs souffrent à cause de conflits violents, provoqués par la prétention absurde de résoudre les problèmes et les divergences par la guerre, alors qu’il faut dialoguer sans relâche pour la paix. Certains vont même jusqu’à prétendre impliquer le nom de Dieu dans ces choix de mort, mais Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. Il vient plutôt, toujours, pour donner lumière, espérance et paix à l’humanité, et c’est la paix que doivent rechercher ceux qui l’invoquent. Au-delà de tout abîme dans lequel l'homme pourrait tomber à cause de ses péchés, le Christ vient apporter une lumière plus forte, capable de le libérer de l'aveuglement du mal, afin qu'il commence une vie nouvelle. Avant tout ? Nous devons dépasser les préjugés de ceux qui, face à un homme qui souffre, ne voient qu’un paria à mépriser, ou un problème à éviter, en se repliant dans la tour d’ivoire d’un individualisme égoïste. On entend si souvent des phrases du genre : « Tant que tout allait bien, les amis étaient nombreux ; mais au moment de l’épreuve, beaucoup sont partis, ont disparu ! Saint Augustin, parlant du visage de Dieu, dont nous sommes appelés à être le reflet dans le monde, disait aux chrétiens de son temps : « Quel visage a l'amour ? Quelle forme, quelle stature, quels pieds, quelles mains?... Il a des pieds, qui mènent à l’Église ; il a des mains, qui donnent aux pauvres; il a des yeux, grâce auxquels on reconnaît celui qui est dans le besoin » et il ajoutait, en parlant de la charité: « Gardez-la, embrassez-la: rien n’est plus doux qu’elle»

La suite le 22 mai 2026. Appelez ou écrivez à Radio Maria si vous avez des questions sur Fatima et le Monastère invisible de Saint Jean Paul II.

Chant final – Avé Maria